À la demande des autorités européennes, Google vient de répondre à une série de 26 questions ayant trait au droit à l’oubli. Et si Google reste très évasif sur sa façon de procéder, il communique à nouveau sur le nombre de demandes de droit à l’oubli.

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Il y a une semaine de cela, des représentants du parlement européen ont posé une série de questions aux moteurs de recherches implantés en Europe à propos du fonctionnement du processus de droit à l’oubli. Google a répondu hier dans une longue lettre consultable à cette adresse (Google Docs, en anglais uniquement). Les questions et les réponses portent essentiellement sur la façon dont Google traite les demandes, comment la société américaine juge la validité d’un droit à l’oubli et comment le moteur de recherche communique avec les demandeurs et les sites web dont les liens sont déférencés.

Hélas, cette lettre n’est pas d’une grande clarté ni d’une grande précision. Google y explique notamment qu’il peut demander aux demandeurs de droit à l’oubli d’ajouter des précisions à leur demande de 1000 signes initiale, qu’il n’y a aucune automatisation du traitement des demandes et que Google est incapable actuellement de donner le temps moyen nécessaire au déréférencement d’un lien. De fait, ce document se contente de donner le minimum d’informations sur le processus.

Google donne toutefois de nouveaux chiffres sur les demandes de droit à l’oubli, allant du 30 mai au 18 juillet 2014. Sur la période, Google indique avoir reçu 91 000 demandes de liens à retirer concernant 328 000 URL. Sur ces 91 000 demandes, 53 % des URL qui ont demandé à être déréférencées ont été retirées du moteur de recherche. Google a également demandé des informations supplémentaires pour 15 % des liens qui demandaient à être retirés, et enfin les 32 % restant n’ont pas été retirés. Des statistiques qui, selon Google, devraient être amenées à beaucoup évoluer dans les mois à venir.

Enfin, Google a de nouveau donné les statistiques par pays. Comme la dernière fois, la France est toujours la première demandeuse de liens à déréférencer avec 17 500 demandes et 58 000 URL à retirer. Elle est suivie de très près par l’Allemagne (16 500 demandes et 57 000 liens), le Royaume-Uni (12 000 demandes et 44 000 liens), l’Espagne (8 000 demandes et 27 000 liens), l’Italie (7 500 demandes et 28 000 liens) et les Pays-Bas (5 500 demandes et 21 000 liens).