Dans le cadre d’une enquête de longue date sur les pratiques de son moteur de recherche, Google pourrait récolter une amende s’élevant à 10 % de son chiffre d’affaires, à moins qu’il ne s’entende avec la Commission européenne dans les prochaines semaines.

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La Commission européenne veut en découdre avec Google. D’après Le Figaro, qui s’appuie sur des sources proches du dossier et des informations du Wall Street Journal, le géant américain devrait se faire communiquer des griefs à la mi-avril, à la suite d’une enquête concernant des pratiques supposées anti-concurrentielles de la part de son moteur de recherche. En effet, Google est soupçonné, par exemple, et comme le cite le journal, de « favoriser ses propres sites et services au détriment des autres dans ses résultats ». Un soupçon qui s’appuie visiblement sur des preuves puisque la CE passe désormais à l’offensive, presque cinq ans après le début de l’enquête amorcée par Joaquin Almunia, ancien commissaire à la concurrence pour Bruxelles.

Après communication des griefs, et s’ils sont effectivement communiqués, Google aura deux mois pour y répondre. Le géant de l’Internet devrait proposer une transaction à l’amiable à la Commission, mais il pourrait aussi s’engager dans une petite bataille judiciaire. En cas de « défaite », Google pourrait obtenir une amende allant jusqu’à 10 % de ses revenus actuels, ce qui se chiffrerait à environ 6 milliards d’euros, en plus de devoir effectuer les modifications préconisées par la Commission.

Le démêlé actuel concerne le moteur de recherche, mais Google est habitué aux conflits avec Bruxelles. Ici, l’affaire fait suite à une motion votée par le Parlement européen, qui demande initialement de séparer les moteurs de recherches d’une société donnée de tous les autres services commerciaux qui lui sont liés. Une motion qui est censée ne pas concerner que Google, mais aussi Microsoft et Yahoo. Mais Google étant le principal moteur de recherche en Europe, il est évidemment sous les feux de la rampe.