Google vient de dévoiler ses derniers résultats financiers, pour le 2e trimestre 2015. Ils sont au beau fixe et font état d’un rôle de plus en plus important tenu par les plateformes mobiles.

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Google publiait hier ses résultats financiers pour le deuxième trimestre 2015, qui, à en voir l’action de Mountain View gagner 12 % dans la foulée à la clôture de Wall Street, ont su rassurer la Bourse. Il faut dire que les résultats en question sont meilleurs que ce que les analystes attendaient du géant américain.

Sous les ordres de sa nouvelle directrice financière, Ruth Porta, ancienne de la banque d’investissements Morgan Stanley, Google se veut rassurant, notamment grâce à des dépenses mieux maîtrisées. « Nos résultats solides pour le 2e trimestre reflètent une croissance continue sur l’ensemble de nos produits, notamment sur la recherche, où le mobile s’est distingué, de même que YouTube et la publicité programmée ». Avec un chiffre d’affaires de 17,73 milliards de dollars, en augmentation de 11 % sur un an (quand en 2014, Google faisait état d’un beau + 22 %), Mountain View affiche un bénéfice net de 3,93 milliards de dollars. À la fin du 2e trimestre 2014, Google se contentait de 3,35 milliards de dollars de bénéfices. Notez également que la part des dépenses de Google sur ses bénéfices a été réduite de 1 % en un trimestre : cela représente donc un vrai ralentissement, puisque le profit de Google est quant à lui en nette hausse. Malheureusement, les chiffres publiés par Google hier soir ne permettent pas d’accéder précisément à la répartition de ces bénéfices entre les différentes branches de Google qui les génèrent : il faut donc, pour l’heure, se contenter des commentaires de Ruth Porat.

De l’importance de YouTube

D’après la CFO de Google, l’affichage des vidéos publicitaire en pré-roll sur YouTube a ainsi crû de 16 %, avec des consultations doublées depuis les terminaux mobiles. En revanche, le coût par clic, c’est-à-dire le revenu généré par chaque publicité affichée par Google, a baissé, mais se trouve compensé par un volume en croissance. Alors que les domaines tels que Google Fiber, Nest ou l’implication de l’Américain dans le domaine médical ne semblent pas encore générer des revenus, c’est donc bien sur son cœur de métier – la publicité – que compte Google pour rester sur le chemin de la croissance. Mais aussi et surtout en lien avec la mobilité, Ruth Porat soulignant que le Google Play « est la plateforme de jeu mobile à la croissance la plus rapide ». On n’en saura pas plus sur les performances du portail d’applications.