Google vient de publier le rapport du mois d’octobre concernant le projet Self-Driving Car de voitures autonomes. Aucun accident n’a été déclaré, mais Google en profite pour expliquer le choix de fabriquer des voitures totalement autonomes.

Google Car halloween

Comme tous les mois, Google publie aujourd’hui le rapport Self-Driving Car qui fait le point sur le projet de voiture autonome, en termes de kilomètres parcourus et d’accidents. Pour le mois d’octobre, aucun accident n’est à signaler alors que les 25 prototypes de Google Car et les 23 Lexus autonomes ont parcouru plus de 2 millions de kilomètres en mode autonome, soit 100 000 kilomètres en un mois. Mais la partie la plus intéressante du rapport est à chercher ailleurs : lorsque Google explique le choix de la voiture autonome.

 

Un système semi-autonome

Selon le rapport, en 2012, le système de voiture autonome de Google était déjà bien avancé, à tel point que de nombreux employés ont pu tester les Lexus semi-autonomes pour faire les trajets entre la maison et les bureaux. La voiture était uniquement autonome sur les autoroutes à la manière des Tesla Model S et X – et il fallait donc reprendre le contrôle de la voiture sur les autres parties du trajet. La totalité des employés a adoré le système autonome sur l’autoroute, y compris un fan de voitures de sport qui voyait auparavant la conduite autonome comme un synonyme d’ennui. Mais ce système semi-autonome n’était absolument pas sûr, même s’il était moins stressant pour les conducteurs.

 

La dangerosité de la conduite semi-autonome

En effet, Google s’est rendu compte que de nombreux conducteurs ne faisaient plus attention à la route en conduite autonome, alors qu’ils devaient être prêts à reprendre le contrôle en cas d’incident. Une caméra installée dans les voitures a même montré des comportements aberrants comme un homme cherchant son ordinateur sur le siège arrière, alors qu’il roulait sur l’autoroute, pour charger son téléphone. En fait, les conducteurs se sentaient trop en sécurité au sein des Lexus semi-autonomes.

Tesla

La conduite semi-autonome chez Tesla

De nombreuses études ont montré la dangerosité d’un système de conduite semi-autonome. Pour qu’un conducteur d’un tel système reprenne le contrôle de son véhicule en cas d’incident, il faut compter entre 5 et 17 secondes. En effet, en conduite autonome, les conducteurs sont déconnectés de la réalité et ne sont plus assez réactifs pour gérer les situations. C’est pour cette raison que Google a préféré prendre plus de temps pour développer des voitures totalement autonomes : les Google Car.

 

Google Car : une conduite totalement autonome

Les Google Car sont encore à l’état de prototypes et leur version finale devrait permettre aux occupants de voyager d’un point A à un point B sans toucher au volant ni aux pédales. Celles-ci pourraient même être totalement supprimées. Google continue de faire évoluer les algorithmes de conduite autonome et a d’ailleurs profité d’Halloween pour apprendre à reconnaître les enfants déguisés. Les enfants sont une catégorie spéciale pour les Google Car, puisqu’ils ont un comportement beaucoup moins prévisible que les adultes. Ainsi, lorsque la Google Car détecte un enfant, elle adapte sa conduite.

Google Car

 

Une arrivée commerciale d’ici quelques années

Les Google Car ont encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’être lâchées en pleine nature sur toutes les routes du monde. Google prévoit un projet pilote d’ici quelques années pour proposer aux personnes intéressées d’acquérir une Google Car. Encore faut-il que les législations soient adaptées aux voitures autonomes. En France, la réglementation devrait être adaptée dès l’année prochaine. Le groupe PSA Peugeot Citröen dispose déjà d’une autorisation pour tester ses voitures autonomes.