Après des décennies sans qu’un représentant américain ne foule le sol cubain, Barack Obama est actuellement en visite sur l’île dirigée par Raul Castro. Et d’annoncer non seulement la fin des limitations touchant l’usage d’Airbnb à Cuba, mais aussi l’implication de Google dans le cadre du développement du réseau Internet local.

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Suite à la visite du président Obama sur l’archipel, Cuba est ces dernières heures sous les feux de la rampe. C’est pour la bonne cause, puisque le président américain signe l’assouplissement des relations de Cuba avec les États-Unis. Une amélioration de leurs relations passant par l’ouverture des réservations AirBnB à Cuba non plus aux seuls résidents américains, mais aux touristes “du monde entier”. À La Havane, Barack Obama a confirmé avoir autorisé la plateforme d’hébergement entre particuliers – 4000 sont disponibles à Cuba – à ouvrir son service à tous.

Toujours dans l’optique de rétablir des relations américano-cubaines plus que tendues, Barack Obama a commencé à évoquer un autre sujet d’importance pour Cuba : son accès à Internet. Un sujet qui a enflammé les médias américains l’an dernier, alors même qu’il était question d’une rencontre entre le gouvernement cubain et Google, dont aucun accord n’est pourtant ressorti. Il faut dire qu’en plus de l’implication de Google et du vif intérêt que suscitait le marché cubain auprès des entreprises tech américaines, il se murmurait que la Chine était elle aussi sur le coup, via ZTE, spécialiste des infrastructures réseau.

Une île à connecter

L’affaire se précise désormais, puisque le président américain a accordé une interview à ABC News, au cours de laquelle il a été interrogé sur l’accès à Internet offert aux Cubains. “L’une des choses que nous annoncerons ici, c’est que Google a conclu un accord pour mettre en place davantage de hotspots WiFi et d’accès très haut débit sur l’île”, a-t-il répondu à nos confrères. En revanche, il n’est pas question de prix ni d’échéances de lancement. Google a néanmoins de quoi faire, puisque l’on parle d’un accès de 5 % des citoyens cubains à Internet, et de foules se pressant auprès des rares hotspots WiFi (payants) disponibles à Cuba.