Le Wall Street Journal consacre un article intéressant sur la guerre que se livrent  RIM (Blackberry) et Google (Android) au niveau des entreprises. Jusqu’à présent, ces dernières avaient une solution clé en main grâce au « Blackberry Entrpirse Server » et incitaient  leurs collaborateurs à acquérir des mobiles de la marque, souvent subventionnés, afin de se connecter aux différents services internes (mails, agenda, contact, mémos).  Mais aujourd’hui, tout cela commence à changer avec l’arrivée d’Android et risque d’avoir de lourdes conséquences financières pour RIM.

Il y a un an seulement la Union Bank de San Francisco ne proposait que des Blackberry à ses employés. Sous leur pression, elle leur a proposé d’acquérir le téléphone de leur choix. En août sur les 140 collaborateurs, 52 ont choisi un téléphone Android, contre 13 un Blackberry. Robert Walters, le vice-président senior en charge de la technologie a déclaré « D’ici deux ou trois ou quatre ans, nous allons voir Android comme l’acteur incontournable ».

Et ce n’est pas un cas isolé, des sociétés comme Adobe Systems Inc., Verizon Wireless, Patagonia, Paetec Holding Corp. and Mattson Technology Inc. ont déjà commencé leur migration vers Android.

Même le Département américain de la Défense qui, jusqu’ici, n’autorisait que les téléphones de RIM ou Microsoft, devrait lever l’interdiction pour Android en début d’année prochaine et pour l’iPhone dans le courant 2011.

Un récent sondage réalisé par la société d’investissement Sanford Bernstein auprès de 200 entreprises américaines et britanniques, montre que près des trois quarts d’entre elles ont déclaré avoir adopté des systèmes non-BlackBerry. Cela va bien au delà d’un simple effet de mode : il s’agit de vraies économies pour les entreprises qui chiffrent entre 20% et 30% les économies faites grâce aux solutions de Google.

Sources : WLJ