Avec Wikileaks, Julian Assange a promis de s’attaquer, entre autres, à Google, dans de futures révélations aux caractères sensibles.

Julian Assange

Google est sûrement l’entreprise la plus emblématique de ce qu’est le web aujourd’hui – mes parents ont même tendance à confondre les deux. Pour l’immense majorité des internautes, il est impossible de concevoir le merveilleux monde d’Internet sans penser à la fameuse marque aux quatre couleurs, si puissante et tentaculaire. Autrement dit, si Google tombe, nous sommes tous perdus. C’est pourtant ce que rêve de faire Julian Assange, fondateur de Wikileaks.

 

Hillary Clinton et Google dans le collimateur

En effet, ce dernier a promis, lors d’une conférence de presse, de publier, chaque semaine, un lot de nouveaux dossiers confidentiels jusqu’au 8 novembre, jour de l’élection présidentielle américaine. La première cible est évidemment Hillary Clinton, déjà mise à mal par de précédentes révélations de Wikileaks. L’organisation avait en effet dévoilé plusieurs mails qui laissaient clairement entendre que la candidate démocrate avait été favorisée par son parti lorsqu’elle briguait investiture face à son adversaire Bernie Sanders. Julian Assange a affirmé qu’il avait encore plusieurs dossiers sensibles la concernant.

Mais Julian Assange a également annoncé qu’il comptait s’attaquer des informations importantes sur des sujets comme la guerre, le trafic d’armes, le pétrole, la surveillance de masse — évidemment — et aussi… Google. Le fondateur de Wikileaks a une dent contre le géant du net pour plusieurs raisons. Tout d’abord, car Google est en inéquation avec l’Internet totalement décentralisé qu’il prône depuis une décennie. Mais aussi parce qu’il reproche à l’entreprise d’entretenir, depuis 2008, trop de connivence avec le gouvernement et particulièrement avec celle qu’il adore détester : Hillary Clinton, notamment quand celle-ci occupait un poste de Secrétaire d’État.

 

Google, le vieil ennemi

En 2014, il publiait le livre When Google met Wikileaks dans lequel il écrit que « personne ne veut admettre que Google est devenu grand et mauvais. Mais c’est bien le cas ». Pour nuire à l’entreprise, Julian Assange a révélé plusieurs documents qui semblent établir des liens entre la firme de Mountain View et des opérations militaires en Afghanistan et en Iran.

Néanmoins, tous ces leaks n’ont jamais vraiment porté préjudice à Google. Ce dernier n’a jamais cessé de croître et d’agrandir son impressionnant empire, comme le prouve la dernière conférence Made by Google. Néanmoins, Julian Assange a réussi à titiller notre curiosité et nous incite à garder un œil sur Wikileaks pour voir quelles informations il dévoilera.