Comment Google va-t-il gérer les conflits d’intérêt entre sa division smartphone et la division Android face à ses partenaires de toujours comme Samsung ou LG ? C’est la question posé à Hiroshi Lockheimer, responsable du développement d’Android chez Google.

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Le site Ars Technica a pu s’entretenir avec Hiroshi Lockheimer, en charge d’Android et Chrome OS chez Google, pour discuter de la récente annonce du Google Pixel et la relation entre sa division et la division hardware de Google, dirigé par Rick Osterloh.

 

Pixel, un simple OEM pour Android

Il explique que son équipe considère la marque Google Pixel comme un fabricant OEM Android, et donc à pied d’égalité avec Samsung ou LG. Cette situation fait écho au « firewall » que la firme avait déjà placé entre Motorola Mobility, avant sa revente à Lenovo, et les équipes logiciels de Google.

Nous travaillons avec tout nos partenaires, que ce soit Samsung ou l’équipe de Rick Osterloh

Pour la firme de Mountain View, il s’agit donc de s’imposer les mêmes limites qu’avec ses partenaires devenu concurrents. Il explique en effet que Samsung ou LG confient leur feuilles de route à l’équipe de développement d’Android pour s’assurer que tout évolue dans le même sens. Toutefois, l’équipe des Pixel semble avoir des passe droits, puisque certaines fonctionnalités d’Android 7.1 semblent avoir été pensé pour les Pixel, à l’image du support des gestes sur le capteur d’empreintes.

 

Microsoft, le précédent

Le parcours de Google avec sa gamme Pixel et le discours d’Hiroshi Lockheimer rappel celui de Microsoft au lancement de Surface qui souhait proposer la meilleur intégration de Windows possible dans un produit sans froisser les autres fabricants. Les deux éditeurs proposent des systèmes d’exploitation utilisées sur des milliards de machines de partenaires tout en commercialisant eux-même leurs propre machine.

La position de Microsoft a depuis évolué et la firme a fusionné la division responsable de Windows et la division responsable du hardware (Surface, Xbox, etc.) dans une seule entité. A présent, les ingénieurs de Surface demandent le développement de fonctionnalité à Windows, ce qui a par exemple donné l’arrivée du Ink Workspace dans Windows 10 Anniversary Update.

 

Intégration verticale à la Apple ?

Il sera intéressant de suivre dans les années à venir si Google résistera à l’idée de rapprocher ses talents pour réaliser une meilleur intégration verticale de ses technologies. Le géant n’aura d’ailleurs peut-être pas le choix sur un marché qui demande de plus en plus de concentrer les savoir-faire pour innover, Apple en tête.