Trois anciennes salariées de Google accusent la firme d’entretenir des inégalités salariales entre les hommes et les femmes. L’entreprise est déjà poursuivie par le Département du Travail pour les mêmes raisons.

La différence salariale entre les hommes et les femmes est une problématique qui touche tous les secteurs d’activité dans presque tous les pays du monde. Sans surprise, les grandes entreprises de la Tech sont également concernées et c’est notamment le cas de Google.

Trois anciennes salariées du géant du web se sont unies pour déposer un recours collectif (class action) en Californie à l’encontre de leur ex-employeur. Elles l’accusent de discriminer les femmes par rapport aux hommes, aussi bien au niveau des salaires que des opportunités de promotion.

Les trois plaignantes expliquent qu’en plus d’être moins bien payées, les femmes sont placées à des postes où les possibilités de monter en grade sont considérablement réduites. Kelly Ellis est l’une des femmes qui a porté plainte et elle écrit sur Twitter que ses espoirs dans ce procès sont « de forcer non seulement Google, mais toutes les entreprises à changer leurs pratiques et rémunérer TOUT LE MONDE équitablement ».

Google déjà sous le coup d’une enquête

Rappelons que Google est déjà poursuivi pour le même motif par le Département du Travail des États-Unis qui a trouvé des preuves d’inégalités salariales datant de 2015. La firme de Mountain View s’était défendue en expliquant dans le détail sa méthodologie pour garantir l’équité entre ses salariés.

Dans le cadre de l’affaire qui nous intéresse aujourd’hui, un avocat des trois plaignantes explique à USA Today qu’il a entendu 90 témoignages d’anciennes salariées similaires à celui de ses clientes et que les éléments concordent avec ce qu’a révélé l’enquête du Département du Travail.

L’affaire James Damore

Par ailleurs, Google était récemment au cœur d’une affaire qui a fait grand bruit après avoir licencié l’ingénieur James Damore, auteur de propos sexistes. Ce dernier estime notamment que la sous-représentation des femmes dans le secteur des technologies est due au fait qu’elles sont « biologiquement » différentes des hommes.

Google va donc certainement devoir remonter au créneau pour assurer que l’entreprise applique bien, au sein de ses équipes, l’égalité des chances qu’elle promeut en public.

À lire sur FrAndroid : Pourquoi le licenciement de l’auteur du mémo antidiversité crée une telle polémique ?