L’utilisation d’applications Android, sur d’autres plateformes est réalisable par l’intermédiaire de Myriad Alien Dalvik.

Aujourd’hui Android réussit son parcours, grâce à l’Android Market et ses nombreuses applications. La boutique n’atteint pas encore le nombre d’applications de l’Apple App Store, mais la plateforme distance largement les autres concurrents. Une telle variété d’applications est très intéressante pour les plateformes, car elle permettrait de grossir leurs catalogues. Android est open-source et grâce à cette philosophie, les concurrents vont pouvoir virtualiser les applications.

En essayant de rester simple, les programmes Java utilisent une machine virtuelle, c’est-à-dire un environnement d’exécution pour ces programmes. Sur Android, elle s’appelle Dalvik. Vous pouvez remarquer que de version en version, le système de Google est de plus en plus rapide, car de grosses optimisations sont faites sur cette partie.

L’entreprise Myriad a annoncé Alien Dalvik, qui est une machine virtuelle capable de lancer des applications Android, mais sur des téléphones normalement non compatibles. Cette société ne vous est peut-être pas inconnue, car il y a un an, elle lançait Dalvik Turbo, une machine capable d’exécuter les programmes trois fois plus rapidement, tout en améliorant l’autonomie. Depuis, Google a rattrapé son retard et offre aujourd’hui un très bon compromis.

Dans l’introduction, j’ai parlé de virtualisation. Ce mot vous semble peut-être inconnu, mais voilà un exemple simple de mise en oeuvre. Vous avez un ordinateur sous GNU/Linux et malheureusement un logiciel ne fonctionne que sur Microsoft Windows. Deux solutions s’offrent à vous : redémarrer votre machine ou virtualiser le système Windows. Le principe est de lancer sur une machine hôte (ici votre Linux) un ou plusieurs systèmes d’exploitations, sans qu’ils ne s’aperçoivent qu’ils sont en réalité sur une autre machine. L’avantage est que vous profitez de vos différents systèmes simultanément, sans qu’ils s’interfèrent. L’inconvénient est qu’avec un tel système, vous devez posséder un processeur suffisamment puissant, pour qu’il puisse gérer les OS.

Dans le monde mobile, cette technologie permet d’améliorer la sécurité et fiabilité des systèmes d’exploitation. Les applications sont cloitrées dans des unités qui n’intéragissent pas directement avec le système. Les données de l’appareil sont ainsi protégées. ReadWriteWeb Mobile donne un exemple très simple. Vous avez certainement entendu qu’Obama utilisait un BlackBerry. Cela est possible uniquement parce que les applications sont verrouillées de telle sorte que les menaces extérieures soient bloquées. Pour les utilisateurs lambdas, l’intérêt est de pouvoir lancer des applications d’un système à l’autre, de manière totalement transparente.

Myriad Alien Dalvik permet actuellement de lancer des applications sur les téléphones Maemo. Alors que ce système est quasiment abandonné, les perspectives pour Meego sont importantes. Cet OS est encore à ses balbutiements et un tel apport pourrait l’aider dans un premier temps. Pour résumer, les appareils auraient à la fois accès aux applications Nokia, via l’Ovi Store, mais aussi à celles de l’Android Market. Il faut toutefois nuancer, car tous les programmes Android ne sont pas totalement compatibles, notamment en ce qui concerne ses performances. Si vous lancez un jeu comme Dungeon Defenders, il est fort probable que même en ayant un périphérique avec un matériel tenant la route, il n’arrive pas à l’exécuter de manière fluide. La société montre une vidéo sur un N900, un téléphone sur le système Maemo :

Maemo était un système que Nokia avait réalisé seul. Puis Intel avait de son côté lancé Moblin OS. Ces deux entités ont fusionné pour donner Meego. Les premiers téléphones sur cet OS mobile pourraient arriver prochainement. Cette machine virtuelle semble pour l’instant réservée à des systèmes Nokia, mais Myriad dévoilera officiellement ses objectifs au MWC.

Source : ReadWriteWeb Mobile