Google Earth vient de passer la barre 2.0. Ce changement n’apporte pas vraiment de nouveautés, mais plutôt le support d’Android 3.0 (Honeycomb).

Avant de s’appeler Google Earth en 2005, Earth Viewever était développé par la société Keyhole INC. Maintenant disponible sur les ordinateurs sous Windows, Mac OS X, Linux et même FreeBSD, il est aussi présent sous Android. La version pour smartphones est apparue il y a quelques mois. Mais face à un Google Maps, cette application n’est pas très utile sur un écran de petite taille. En revanche, le rendu peut-être très bon sur une tablette. Jusqu’à présent sous Android 3.0 (Honeycomb), il était possible de lancer Google Earth, mais ce n’était que la version pour Android 2 agrandie. Il n’y avait pas de problème particulier, mais on ne reconnaissait pas l’ergonomie de Honeycomb.

Hier, Google Earth pour Android a été mis à jour en version 2.0. Pour un tel changement de numérotation, on s’attendait à une révolution. Il s’agit uniquement du support des tablettes. Mais pour rappel une tablette au sens de Google est sous Android 3.0. Par conséquent, les Samsung Galaxy Tab et autres tablettes sous Android 2.* (Android 1.* non supporté) ne pourront pas bénéficier de cette interface revue et corrigée.

Nous allons passer en revue cette nouvelle version, mais nous pouvons déjà affirmer qu’elle « envoie du lourd ». Google affirme qu’avec cette application, nous passons d’une salle cinéma classique à une IMAX : c’est vraiment le cas. De toutes les applications pour Honeycomb, elle est très largement la plus fluide et celle qui ne semble pas avoir de bugs. Même en portrait, paysage inversé… on ne voit quasiment aucune saccade, contrairement au launcher par exemple. Il faut reconnaître que cette version du système est encore trop jeune et manque cruellement d’optimisations. Vous verrez plus d’informations dans le test de la Motorola Xoom, qui est plus proche que jamais de la sortie.

Google Earth sur Honeycomb utilise l’action Bar (barre en haut censée remplacer les boutons physiques Menu et Recherche). On peut y voir (de gauche à droite), une zone de recherche (recherche vocale utilisable), ré-orienter la carte vers le Nord, aller à sa position (selon le GPS, la triangulation GPS ou la position connue du hotspot WiFi), les différents calques et les options.

Au niveau de la fluidité, on n’a jamais atteint un tel niveau (je ne mens absolument pas) sur Honeycomb. Pour se déplacer, tout est via le tactile. Voici les différents gestes possibles :

  • Un doigt : déplacement sur la carte
  • Pinch-to-zoom : zoom/dézoom
  • Double tap : zoom sur la zone sélectionnée
  • Deux doigts (vers la droite ou la gauche) : déplacement de la vue sur le plan horizontal
  • Deux doigts (vers le haut ou bas) : déplacement de la vue sur le plan vertical

Plusieurs calques peuvent être affichés :

  • Lieux
  • Entreprises
  • Photos de Panoramio
  • Wikipedia
  • Frontières, départements… avec les noms
  • Routes
  • Bâtiments 3D
  • Océan

Un clic sur une icône affichera une popup avec des détails. Plusieurs liens seront affichés et redirigeront vers le navigateur. Si plusieurs éléments sont proches, une seule fenêtre s’affichera avec des onglets sur le haut.

Il est aussi possible d’afficher les bâtiments en 3D. La tablette reste fluide, mais sur des lieux comme New York, avec de très nombreuses formes, la navigation est tout de suite moins rapide.

Toutes les fonctionnalités de la version pour ordinateurs ne sont pas encore sur Android, mais le niveau du produit est très bon. Pour présenter les tablettes sous Android 3.0, utiliser cette application est vraiment un argument commercial.

Si vous souhaitez voir ce que permet Google Earth sur Honeycomb, voici une vidéo de présentation. Elle commence par une comparaison avec Google Maps, qui se montre beaucoup moins véloce (désolé mais la tablette s’incline au fur et à mesure des manipulations) :

Pour tester l’application, il faut Android 2.1+ et 7,7 Mo d’espace libre pour le téléchargement (déplaçable sur la carte SD).