Le PDG de Motorola a remis en cause l’ouverture de l’Android Market à cause des problèmes de performances et de qualité sur certains téléphones.

Android se caractérise notamment par son ouverture, ce qui le différencie notamment d’iOS ou de Windows Phone 7. Seul le système en lui-même est accessible à tous, car les applications de Google restent fermées, ce qui peut aisément se comprendre. Pour l’Android Market, la même philosophie est employée, puisque Google laisse passer toutes les applications (il y a tout de même des vérifications pour les malwares). Seules celles présentant un danger pour l’utilisateur sont supprimées à postériori. Mais qui dit aucun contrôle, dit également aucune qualité minimale à atteindre. C’est pour cela que la course à la quantité d’applications sur l’Android Market n’est pas forcément saine : il serait préférable de se focaliser sur la qualité.

C’est peu ou prou ce que vient de déclarer le PDG de Motorola Mobility, Sanjay Jha. Sur l’ensemble des téléphones retournés au service après-vente, dans 70% des cas, cela vient d’un problème des performances des applications :

« Pour la consommation électrique et l’utilisation du processeur, ces applications ne sont pas testées. Nous commençons à comprendre l’impact. »

Sachant que Motorola n’a aucun contrôle sur l’Android Market, il vient de proposer une solution au problème. Motoblur, la couche de Motorola présente sur les smartphones Android, va pouvoir aider les utilisateurs. En effet, elle va collecter des informations sur l’utilisation du processeur et de la batterie pour les applications. Désormais, lorsque vous lancerez une application trop consommatrice, vous verrez une popup indiquant si vous souhaitez bien l’exécuter. Vous pourrez alors continuer ou alors décider d’économiser de la batterie.

Alors que Motoblur semblait enterré il y a quelques mois, les différents rachats d’entreprises et l’ajout de nouveautés démontrent que Motorola ne souhaite pas abandonner sa couche la différenciant. Cela s’explique assez facilement, puisque le nombre de constructeurs proposant au moins un terminal Android ne cesse de croître. Il faut alors se différencier sur autre chose que le système d’exploitation.

Selon le PDG de l’entreprise, il y aurait près de 10 millions de terminaux avec la couche installée sur leur téléphone.

Source : PC World