Google vient d’annoncer la fin de plusieurs services, dont le réseau/flux social ayant échoué : Buzz.

Une tendance mortuaire s’abat actuellement sur le monde des nouvelles technologies. Au cours des derniers jours, des grands personnages se sont éteints : Bob Galvin (ancien PDG de Motorola), Dennis Ritchie (co-créateur du language C et d’Unix) et enfin Steve Jobs (ex-PDG d’Apple). Cette fois-ci, c’est au tour de Google de s’y mettre. Rassurez-vous il ne s’agit ni Larry Page, ni Sergey Brin … mais de produits lancés par le moteur de recherche qui n’ont pas rencontré le succès espéré.

Google compte plus de 30 000 employés sur l’ensemble du globe et leur offre 20% de leur temps de travail pour développer des projets personnels. C’est par exemple le cas de GMail, qui est aujourd’hui une valeur sûre de l’Internet mondial. Mais parfois le résultat n’est pas celui escompté, même si le géant de Mountain View y croit dur comme fer.

Dans un billet du blog officiel, on apprend ainsi que plusieurs services vivent leurs dernières heures :

  • Code Search : qui permet de chercher facilement des codes sources open-sources sur Internet. Il sera stoppé à partir du 15 janvier 2012, en même temps que l’API.
  • Jaiku (entreprise rachetée par Google) : un service quasi inconnu, qui mêlait microblogging et réseau social, un peu à la Twitter. Il fermera ses portes à la mi janvier et les utilisateurs pourront exporter leurs données
  • iGoogle et ses applications n’auront plus aucune fonctionnalité sociale à la même date. L’accent est porté sur Google+

Mais le plus important est l’arrêt de Google Buzz et de son API (nommée Buzz API), suite à l’introduction de Google+. Présenté en février 2010 comme un concurrent à Twitter et Facebook, il n’a jamais rencontré son public. Dès le départ, son lancement était hasardeux avec notamment une très mauvaise gestion de la vie privée. L’entreprise a très rapidement réagi, mais le « bad buzz » était déjà là. Rajoutons à cela, une intégration uniquement dans GMail, ce qui a éliminé les utilisateurs d’autres services de messagerie. De plus, l’intégration d’un réseau social au sein d’une messagerie n’était pas dans la logique du grand public.

Google+ a donc le champs libre dans son propre camps et son succès semble être au rendez-vous car en l’espace de 3 mois, plus de 40 millions d’utilisateurs s’y sont pressés. De nouvelles enquêtes d’entreprises tierces montrent cependant que les chiffres seraient bien moins positifs depuis l’ouverture au grand public (plus besoin d’invitation). L’extermination de Facebook ne devrait donc pas venir de ce produit, mais plutôt offrir une alternative ou bien même être un service complémentaire.

 

Photo par Mashable

http://www.frandroid.com/le-monde-de-la-mobilite/82053_steve-jobs-nous-a-quitte/