Avec un lancement prévu en 2015, le Project Ara est certainement l’un des projets les plus ambitieux de Google. Au début du mois, le nom d’une centaine de bêta-testeurs était publié, et aujourd’hui, les développeurs peuvent demander une dev board (planche de développement) afin de commencer à créer leurs propres modules dédiés au smartphone à la carte.

Ara

Avis aux développeurs les plus enthousiastes. C’est durant une courte période de temps que Google leur propose de faire leur demande pour un kit de développement (un dev board), soit une planche modulaire à l’état de prototype afin de développer autour du projet Ara. Ils doivent, pour être sélectionnés, expliquer leur projet qui sera ensuite examiné par l’équipe en charge du projet ; il s’agit donc pour eux d’expliquer quels modules ils souhaitent intégrer au smartphone en kit. Et s’ils sont sélectionnés via ce formulaire, ils auront accès au MDK (Module Developers Kit) dans sa version 0.11, tel qu’il a été présenté en avril dernier lors de la conférence Ara.

Les développeurs de modules qui n’auront pas été sélectionnés lors de cette première vague – elle prendra fin le 17 juillet au soir (23h59, heure du Pacifique) – pourront tenter leur chance à nouveau lors d’une deuxième campagne de sélection qui prendra fin le 17 août prochain. Quant à l’étape suivante du projet Ara, nous en saurons plus en novembre 2014, puisqu’une nouvelle conférence se tiendra à l’automne autour du MDK en v0.20, lequel apportera plus de possibilités aux développeurs en termes d’ajout de fonctionnalités. De nouveaux appareils de développement seront alors fournis aux développeurs.

Le Project Ara, issu initialement du projet Phonebloks repris par une partie des équipes Motorola, est désormais entièrement placé sous le giron de Google. Il vise à créer un smartphone entièrement modulaire, où les différents éléments seraient interchangeables. Un défi technique à part entière, puisque tout est à faire dans ce domaine, mais aussi un coup de pied dans le monde de la téléphonie classique, touché peut-être plus que les autres par la notion d’obsolescence programmée.