Les résultats financiers de HTC Corp au deuxième trimestre 2013 laissent place à l’optimisme, même s’ils restent en deçà des prévisions des analystes.

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Le constructeur taïwanais, plutôt mal parti depuis le début de l’année en raison notamment des retards liés à la livraison du HTC One, son modèle phare, peut respirer. Les résultats du deuxième trimestre de HTC Corp sont encourageants. Le chiffre d’affaires de l’entreprise pour le deuxième trimestre s’est élevé à 2,32 milliards de dollars américains, contre 1,4 milliard de dollars au trimestre précédent. Le bénéfice net, lui, est évalué pour la période avril-juin, à 41,63 millions de dollars, largement supérieur aux 2,82 millions de dollars du premier trimestre, mais très inférieur à celui de la même période de l’année dernière qui avait atteint les 233 millions de $.

Cette hausse timide dans les résultats financiers du groupe s’explique par les ventes du HTC One, qui se portent visiblement assez bien. Mais qu’en sera-t-il sur les court et moyen termes pour HTC ? L’entreprise devrait a priori voire les ventes de son produit phare, baisser sur les prochaines semaines. Et pour cause, HTC a revu à la baisse ses commandes de composants pour le trimestre prochain, alors même que cette période est réputée pour être celle qui connaît le plus grand nombre de smartphones vendus dans l’année…

Ceci pourrait s’expliquer par l’éventuelle sortie du HTC One mini, qui a fait couler beaucoup d’encre et dont on attend toujours la confirmation. L’entreprise, voudrait potentiellement le mettre en premier plan puisque le smartphone se situerait vers le milieu de gamme et serait donc plus accessible financièrement. La marque pourrait aussi concentrer une partie de ses efforts sur le HTC One Google Play edition, qui sera disponible à la vente aux Etats-Unis dans quelques jours.

Les analystes se contredisent

Selon certains analystes cités par Reuters, HTC ne serait pas prêt de sortir la tête de l’eau. « HTC peut sortir de nouveaux produits troisième trimestre, mais la concurrence d’Apple et d’autres marques chinoises est féroce”, a déclaré l’analyste taïwanais Peter Liao de Nomura Securities, avant d’ajouter que “ça va être difficile de garder la croissance.«  Même son de cloche chez Michael Shieh de Goldman Sachs, qui ne croit pas à une reprise sur les prochains trimestre.

Dale Gai de Barclays, lui, reste optimiste. L’entreprise, plutôt en retard par rapport au concurrents en termes de communication, a fait d’énormes investissements en marketing ces derniers temps. Et pour lui, “ce n’est qu’un début”. Ces dépenses devraient augmenter de 20 à 25 % d’ici la fin de l’année. L’entreprise compte d’ailleurs remettre cette formule en oeuvre pour l’année prochaine.