Malgré le lancement efficace d’un One suivi d’un One mini tout aussi convaincant, la situation de HTC reste précaire, entachée ces derniers temps de difficultés internes à base de soupçons d’espionnage industriel. Aujourd’hui, c’est aux USA que la firme montre des difficultés : elle vient d’y licencier près de 20 % de ses effectifs.

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Mieux vaut ne pas rapprocher le destin de BlackBerry et de HTC qui, tous deux, procèdent actuellement à des vagues de licenciement, dans une mesure heureusement moindre chez le Taïwanais. Les temps sont durs pour la firme qui n’emploie toutefois qu’un effectif réduit aux États-Unis, soit environ 150 personnes. Selon The Verge, qui a appris les faits durant le weekend, c’est d’une trentaine d’employés que se sépare HTC outre-Atlantique, soit d’environ 20 % de ses effectifs. HTC justifie cette décision par la nécessité de réorganiser et « optimiser » ses forces dans le pays : « La réduction de nos forces d’aujourd’hui est une action décisive de HTC Corp (US) pour rationaliser et optimiser notre organisation, ainsi que pour améliorer notre efficacité après plusieurs années de croissance agressive. Réaligner ses ressources humaines sur des initiatives stratégiques clé aidera HTC à passer plus efficacement à un nouveau stade de croissance et d’innovation« , commente ainsi la division US de la marque.

L’heure est à la réorganisation chez HTC, avec des choix stratégiques à la clé misant sur une campagne marketing plus insistante que par le passé – Robert Downey Jr., alias Iron Man dans les salles obscures, a rejoint le navire qui montrait être « Here(‘s) To Change ». Pour autant, les derniers résultats de la marque montrant des bénéfices déclinants, et les coupes réalisées par la marque dans ses effectifs n’envoient pas des signaux follement positifs. Espérons que la réorganisation salariale de la marque, associée à l’éviction de ses employés taïwanais soupçonnés d’espionnage industriel, permettent à HTC de reprendre du poil de la bête pendant le dernier trimestre de l’année.