Hier, l’histoire concernait uniquement les Samsung Galaxy Note 3 et S4. Aujourd’hui, ce sont d’autres constructeurs qui sont pris en flagrant délit de dopage. Le site AnandTech dresse un tableau plutôt surprenant où Asus et HTC semblent aussi avoir recours à la triche tandis que Motorola et Google sont blanchis.

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Le dopage n’est décidément plus confiné au monde des sportifs de haut niveau. Même les smartphones s’y mettent. Nous vous parlions hier du Galaxy Note 3 de Samsung, qui aurait bénéficié d’un coup de pouce de la part du constructeur afin d’afficher des résultats affriolants dans les benchmarks et dépasser ainsi le reste de concurrence. Partant de ce constat, le site AnandTech a décidé d’aller plus loin dans l’analyse des benchmarks des différents smartphones haut de gamme qui pullulent sur le marché. Et le résultat est plutôt surprenant. Il n’y a pas que le Samsung Galaxy Note 3 et le S4 avant lui, qui affichent des scores survitaminés. D’autres smartphones cèdent à la facilité et se permettent de gonfler quelque peu leurs résultats. Le tableau dressé par AnandTech dévoile ainsi les smartphones qui ont recours à cette “tricherie.” Le Samsung Galaxy Note 3, équipé de la puce Snapdragon 800 signée Qualcomm, a été mis sur le banc d’essai du benchmark AndEBench. Nous remarquons une différence de 4.4 % au niveau de la performance du CPU entre la première et la seconde version du bench (toujours en bêta et ne faisant donc pas partie de la liste de Samsung).

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Mais si le gain de performance n’est pas énorme ici, Arstechnica a mis la lumière sur la vérité. Le site a effectué deux tests de bench sur l’application (GeekBench 3), qu’il a ensuite renommé en Strealthbench 3. Il a remarqué que dans le premier cas, la phablette activait les quatre coeurs à une cadence de 2,3 GHz, soit le niveau maximal sur une puce comme le Snapdragon 800. En revanche, dans la même application, mais renommée, un seul CPU est actif à seulement 300 MHz ! Il y a donc forcément tricherie puisque le smartphone ne reconnaît pas la seconde application.

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Mais revenons à l’analyse d’AnandTech. Le site s’est rendu compte via les différents test effectués que Samsung n’était pas le seul à tricher. HTC avec ses One et One Mini, Asus et son PadFone Infinity (également sous Snapdragon 800) et d’autres terminaux Samsung, dont des tablettes étaient concernés par le problème (la palme revient d’ailleurs à la Samsung Galaxy Note 10.1 (2014) qui triche sur 6 benchmarks sur 7). En revanche, Motorola, les terminaux Nexus et la console Shield de Nvidia (sous Tegra 4) respectaient parfaitement les benchmarks et ne prétendaient nullement à paraître plus gros qu’ils ne le sont véritablement. LG pour sa part, avec son G2, tricherait “seulement” sur AnTuTu et Vellamo.

Quoi qu’il en soit, nous ne comprenons pas vraiment l’intérêt qu’ont les constructeurs à vouloir doper les résultats de leurs appareils. Les tests dévoilent un gain généralement compris entre 0 et 5 % pour le CPU et jusqu’à 10 % au mieux pour le GPU. Pas de quoi battre des records, qui de plus, sont maquillés !