Après Apple, c’est Nokia qui s’attaque à HTC pour violation de brevets. Le constructeur taïwanais doit modifier certains de ses smartphones pour éviter leur interdiction aux États-Unis.

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HTC n’est certes pas dans la même situation financière que BlackBerry mais pourrait bien connaître quelques ennuis supplémentaires. Le constructeur taïwanais, accusé par la commission de commerce international américaine d’avoir violé des brevets de Nokia concernant la transmission et la réception d’appels, pourrait voir ses produits interdits de vente aux Etats-Unis. Cette technologie, utilisée notamment sur le HTC One et d’autres smartphones de la marque, devrait être modifiée. Voilà pourquoi HTC travaille actuellement avec Qualcomm pour changer certains composants de ses appareils. En effet, d’après Nokia, c’est Qualcomm qui aurait fabriqué les composants couverts par les brevets du finlandais.

Si rien n’est fait d’ici janvier prochain, la commission pourrait interdire à HTC de commercialiser certains de ses smartphones dont son porte-étendard, le One, indique le Wall Street Journal. Ceci constituerait un coup dur pour le taïwanais, dont 20 % des ventes se concentrent aux États-Unis, selon les chiffres de Barclay’s.

Ce n’est pas la première fois que HTC se voit impliqué dans des histoires de violation de brevets. L’année dernière, c’était au tour des HTC One X et Evo 4G LTE. Les deux smartphones ont fait l’objet de plainte de la part d’Apple, qui accusait HTC d’avoir violé un de ses brevets. Les deux appareils ont finalement vu le jour dans les rayons, mais pas avant que HTC ait supprimé les composants incriminés.