L’heure est à la pacification des relations entre les géants de la mobilité, dont les relations sont régies depuis des années par une guerre des brevets sans fin. Après les multiples accords conclus par Google ou Samsung, c’est au tour des HTC et Nokia d’enterrer la hache de guerre. Un manque à gagner en perspective pour chacun d’une part, mais des économies substantielles de l’autre, sans compter le temps et les ressources épargnés.

Nokia

Comme toujours, on ignore le montant de la transaction menée par HTC et Nokia. Toutefois, la bonne nouvelle concerne les procès en cours : les deux parties, désormais partenaires dans le domaine des brevets, comptent mettre fin aux procès qui les opposent actuellement, notamment au Royaume-Uni, où Nokia était en passe de faire interdire la vente des One mini. La même procédure était en cours dans d’autres pays d’Europe, menaçant l’un des fleurons de HTC, et l’un de ses appareils les plus lucratifs en termes de marges.

L’accord global conclu entre Nokia et HTC porte, sans plus de détails, sur une collaboration technologique entre les deux acteurs de la mobilité. À la grande satisfaction de Nokia, puisqu’en tant que détenteurs des brevets concernés, c’est lui qui recevra une enveloppe des mains de HTC. Le montant du versement n’a pas été dévoilé, mais satisfait visiblement Nokia, qui a déclaré, par le biais de son directeur de la propriété intellectuelle, Paul Melin que « cet accord valide les brevets d’implémentation de Nokia et nous permet de nous concentrer sur d’autres innovations dédiées à nos clients« . En bonus, Nokia aura accès au portefeuille de brevets de HTC liés aux technologies LTE.

Vers une collaboration technologique

L’accord dévoilé ce jour ne devrait pas en rester là. Outre la résolution des différends qui les opposent actuellement sur des questions de technologies de transmission sans fil notamment, il inaugure une phase de négociation. « Les compagnies exploration des opportunités de collaborations technologiques futures« , déclare Nokia. On peut donc espérer voir naître, à l’instar de ce qui s’est passé entre Google et Samsung, mais aussi avec Cisco, des accords de licences globaux destinés à simplifier les relations entre les constructeurs.