HTC vient d’annoncer qu’il lancera une boutique en ligne de ventes flash (de 24 heures) à Taïwan, son pays natal. Le constructeur suivrait-il le mouvement des ventes éclair, comme Xiaomi et OnePlus aiment à les pratiquer ? Au vu des difficultés financières de HTC, ce serait un bon moyen de baisser les coûts.

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Comme le rapporte le site taïwanais Focustaiwan, HTC a annoncé qu’il lancera début février le HTC e-Store, une boutique en ligne de ventes éclairs de 24 heures de deux de ses smartphones : les HTC Desire 816G et Desire 526G, deux appareils double-SIM et octo core.

Vendre des modèles d’entrée et de milieu de gamme uniquement en ligne permettra, selon Jack Tong (président de la division chinoise de HTC), de concurrencer les constructeurs chinois à bas prix qui vendent leurs téléphones sur le web, comme Xiaomi, OnePlus, Oppo et Meizu pour les plus connus. En effet, vendre en ligne permet de limiter les coûts et donc de baisser le prix des produits, ce qui pourrait redynamiser les ventes et faire sortir le Taïwanais du rouge. Les bénéfices de HTC baissent en effet depuis plusieurs années, notamment à cause du prix élevé de ses haut de gamme comparé aux concurrents coréens (Samsung et LG) et surtout chinois, pour une qualité plus ou moins équivalente. De plus, HTC a conclu des partenariats avec les principaux opérateurs taïwanais, on suppose donc que les téléphones seront vendus avec un abonnement, mais ce n’est là qu’une hypothèse.

C’est probablement l’énorme succès des ventes flash Xiaomi et de Oneplus qui a poussé HTC à prendre le même chemin. Le fait de tester ce nouveau canal de vente avec des milieux de gamme peu connus témoigne de l’incertitude du constructeur qui n’écarte probablement pas l’hypothèse d’un échec commercial : si le succès n’est pas au rendez-vous, HTC ne devrait en pâtir que bien peu.

Il faut noter que d’autres constructeurs plus « traditionnels » (ventes en magasin physique) se lancent dans la vente éclair en ligne, tels que Sony Mobile, lui aussi en position difficile (peut-être au point que sa maison-mère s’en sépare), qui s’y est mis avec succès sur le marché taïwanais puisque 20 % de ses téléphones vendus sur l’île se sont écoulés par ce canal. Samsung s’y est aussi essayé, toujours à Taïwan, via le portail Yahoo! avec deux modèles de milieu de gamme.