1] Présentation du téléphone 6] Internet
2] Le tour du propriétaire 7] Appareil photo/Caméra
3] L’écran 8] Multimédia
4] Sense 4.0 et Android 4.0 9] Performances et autonomie
5] Communication, téléphonie 10] Conclusion


2] Le tour du propriétaire

2.1] Aspect général

Il y a deux ans, le 3,7 pouces représentait le haut de gamme avec les HTC Desire et Nexus One. Un an après, les constructeurs sont progressivement passés vers du 4 pouces et la course à l’agrandissement ne s’est pas stoppée. Nous avons donc peu à peu aperçu des terminaux avec une diagonale de 4,3 pouces, jusqu’au Samsung Galaxy Note et ses 5,3 pouces. La Dell Streak (5 pouces) qui passait pour un ovni, est désormais un objet « standard » dans le monde de la téléphonie.

Les 4,3 pouces se sont accompagnés d’une question simple : vont-ils rentrer dans nos poches ? Pourra-t-on continuer de l’utiliser à une seule main ? Les deux réponses sont Oui. Le One X fait même plus grand avec ses 4,7 pouces, d’où cette interrogation logique. Contrairement au Galaxy Nexus, il dispose de touches sensitives, mais au final les dimensions entre les deux modèles sont similaires, car les bords sont plus réduits sur le téléphone HTC.

Il ne joue pas au jeu du « qui est le plus fin », mais il est bien plus léger et fin que les modèles précédents du taïwanais. Avec ses 130 grammes, il est à la fois facilement transportable, mais tient bien dans la main. Nous avons remarqué qu’au plus un téléphone est léger, au plus il a tendance à nous échapper des mains. Le choix de HTC est donc un excellent compromis dans ce domaine.

Si on est chez HTC, on parle forcément de design unibody. Alors que jusqu’à présent, nous avions accès à la batterie, le lecteur de cartes microSD et SIM, le taïwanais s’est inspiré du fameux iPhone, car l’unibody englobe la totalité du téléphone. Par conséquent, il n’y a plus d’accès à la batterie, il n’existe plus de lecteur de cartes microSD et l’emplacement pour les microSIM est accessible depuis l’extérieur via une aiguille qui est fournie dans la boîte.

Au niveau de la texture, sur les faces avant et arrière, il s’agit de polycarbonate que l’on retrouve habituellement chez le constructeur. Il y a toutefois une légère touche de plastique sur les tranches, mais la fragilité de l’appareil n’est pas à remettre en doute et son utilisation permet de donner un vrai « look » au téléphone. On notera par ailleurs, que ces différents éléments ne sont pas réceptifs aux traces de doigts, tout comme l’écran.

2.2] L’avant

Passons maintenant en revue les différents éléments de ce smartphone.

Sur le haut, il possède une caméra frontale de 1,3 mégapixels. Elle est plutôt dédiée au chat vidéo, mais elle peut également être utilisée pour prendre des photos (une comparaison est disponible dans la partie 6). Contrairement aux autres capteurs, celui-ci a pour particularité de prendre des clichés de 1280 x 960 pixels. Ce choix s’explique principalement par la résolution HD de l’écran, qui nécessite une image avec un plus grand nombre de pixels.

Sur le centre, on retrouve la grille du haut-parleur qui est utilisée lors d’un appel. A l’intérieur et sur la droite, une LED multicolore s’allume au gré des notifications. Juste en dessous, on observe le logo HTC qui est très proche des capteurs de proximité et luminosité (qui servira à modifier la luminosité de l’écran, si le mode automatique est activé).

Après avoir contemplé l’écran, on voit qu’Android 4.0 a fait son apparition. Alors que l’on avait auparavant quatre touches sensitives (Retour, Accueil, Menu et Recherche), on a désormais Retour, Accueil et Multitâche. Le dernier bouton était jusqu’alors accessible via un appui long sur Accueil. HTC a donc obéit aux nouveaux codes instaurés par Google : la disparition du bouton Menu.

HTC n’a donc pas fait le choix d’inclure ses touches directement sur l’écran. Mais cette zone est considérée par le système comme étant tactile, tout comme sur le Motorola Atrix.

L’inconvénient de l’utilisation des touches sensitives est qu’elle n’inclut pas le bouton Menu. Or toutes les applications ne ciblant pas Android 4.0 ont besoin de cet élément. Dans ce cas, le système va afficher la barre tactile que l’on retrouve sur le Galaxy Nexus.

Ce choix est très mal pensé dans la mesure où l’utilisateur se retrouve avec deux zones contenant des boutons et sans forcément comprendre pourquoi. HTC ayant été le premier a utilisé ce principe, c’est certes un effort pour obliger les développeurs à adapter leurs applications, mais les autres constructeurs devraient réfléchir quant à ce problème.

Vous noterez également qu’au format paysage, la zone se déplace vers la droite de l’écran (sur le haut ou bas de l’écran, en fonction de l’angle de rotation) et s’adapte au sens de vision.

Maintenant que nous avons fait la face avant, intéressons nous aux quatre tranches.

2.3] Les tranches

Le One X ressemble à ses prédécesseurs, avec sur le dessus, le bouton ON/OFF, ainsi qu’un micro sur la partie avant. Le bouton sert autant à déverrouiller le smartphone, qu’à l’allumer/éteindre. Notez qu’il bénéficie du démarrage rapide (suspend to RAM).

Sur la partie arrière, il y a l’emplacement pour la carte microSIM et une prise jack 3,5 mm. La fente à côté de la microSIM sert à l’ouvrir, à l’aide d’une aiguille qui est fournie avec le téléphone (un cure-dent pourra faire l’affaire pour les Mac Gyver dans l’âme si toutefois vous le perdiez). Pour le jack, notez que les améliorations Beats Audio fonctionnent avec tous les types d’écouteurs et casques. En simplifiant, cela permet d’obtenir un son avec des basses plus prononcées et un volume plus élevé.

Passons maintenant sur le côté gauche, qui permet de voir que le design est légèrement incurvé et que l’écran participe à cette forme. Sur cette partie, il n’y a que le port microUSB, qui sert à recharger le téléphone (avec l’adaptateur secteur ou un ordinateur), à transférer des données, à partager la connexion 3G et à afficher le contenu vers un écran externe en HDMI via un connecteur MHL dédié et non fourni.

Contrairement au Galaxy Nexus, HTC n’a pas utilisé le MTP pour ce transfert, préférant l’USB Mass Storage comme c’était le cas auparavant. Cela offre une plus grande compatibilité avec les systèmes d’exploitation, de faire plusieurs opérations à la fois mais ne permet pas d’être utilisé simultanément sur les deux supports (smartphone et ordinateur).

Changeons de côté, pour atteindre la partie droite. On retrouve le bouton les touches du volume. Rien de particulier à noter, si ce n’est qu’à chaque étape une tonalité de plus en plus aiguë est jouée.

Passons au pied du One X, qui ne contient qu’un micro. En étroite collaboration avec celui sur le dessus de l’appareil, ils permettent de réduire les bruits parasites et donnent à votre correspondant une meilleure qualité d’écoute.

2.4] L’arrière

Retournons maintenant le téléphone, qui laisse apparaître une surface en polycarbonate. Elle procure un excellent touché et n’est pas réceptive aux traces de doigts. Contrairement au One S, elle n’est pas « auto-nettoyante », mais est beaucoup plus résistante que du plastique classique aux diverses rayures.

Sur le haut, on distingue l’appareil photo de 8 mégapixels, qui est légèrement bombé. Lorsque le téléphone est posé, cet élément est en contact avec la surface. Si HTC a choisi un design incurvé, c’est notamment pour réduire au maximum ce phénomène. Il est accompagné d’un simple flash LED (blanc). Exit les doubles flash qui brûlaient l’image et dégradaient la qualité de la photo. Le taïwanais a présenté ce smartphone comme une sorte de « photofone » : il est globalement supérieur au Galaxy S II, mais rencontre des problèmes notables avec le focus autant en vidéo, qu’en photo.

Au centre, on retrouve le logo de la marque en relief. Légèrement en dessous et sur la droite, les cinq pins permettent de se connecter à un dock et recharger le One X (un modèle de dock propose du rechargement par induction). Un peu plus bas, ce sont les haut-parleurs. Que les possesseurs de Galaxy Nexus se rassurent, ce smartphone n’a aucun problème de son, qui peut même être très fort (vous n’aurez plus d’excuse si vous n’entendez pas le réveil).

Lorsque le processeur est fortement sollicité, la température va grimper en flèche pour atteindre les 46° selon le capteur de la batterie. La zone proche de l’appareil photo est alors presque brûlante et impossible à être utilisée. Sachant que ce comportement arrive très rapidement en jeu, c’est très problématique. La gravure en 40nm du nVidia Tegra 3 est la source de chaleur. Sur les tablettes ce comportement « à la Tegra 2″ semblait avoir disparu, mais sur le One X, cela fait extrêmement peur, notamment en ce qui concerne la durée de vie des différents matériaux.

Pour terminer, une vidéo (de mauvaise qualité je le reconnais) comparant les GPS. Le fix est rapide, pas le meilleur, mais reçoit un signal fort d’une dizaine de satellites au bout de quelques secondes.

Résumons

Les plus Les moins
- Design magnifique
- Fix rapide du GPS
- LED de notification
- Pas d’accès à la batterie
- Pas de lecteur microSD
- Chauffe excessive