Dans un entretien accordé au Wall Street Journal, un représentant de Huawei a affirmé au journal américain vouloir conforter sa place de numéro trois mondial sur le marché des smartphones. Une position qui passera par le marché américain, où la marque chinoise lancera dès cette année son premier flagship.

Huawei Mate 8 6

C’est aujourd’hui que Huawei doit présenter son P9, son nouveau smartphone haut de gamme. Un appareil destiné (pour l’instant) uniquement au marché asiatique et européen. Car Huawei n’a pour l’instant jamais commercialisé un smartphone haut de gamme ou d’importance sur le territoire américain, à l’exception du Nexus 6P conçu pour Google. C’est un marché très important pour la marque, puisque si Huawei est aujourd’hui considéré comme le troisième plus gros vendeur de smartphones dans le monde, l’un de ses relais de croissance repose sur les États-Unis.

L’un des responsables de Huawei, Richard Yu, a toutefois confirmé au Wall Street Journal que Huawei comptait bel et bien lancer un premier smartphone haut de gamme cette année aux États-Unis. Le modèle n’est pas précisé, mais il y a de bonnes chances qu’il s’agisse soit du Huawei Mate 8, dévoilé au début de l’année, ou plus probablement du Huawei P9. Ce dernier modèle possède de nombreux avantages pour le Chinois : non seulement sa version de base est bel et bien un smartphone haut de gamme, mais il dispose en plus de déclinaisons capables de répondre aux demandes de niches, avec le P9 Lite, de milieu/entrée de gamme et le P9 Max, au format phablette.

 

Le marché américain difficile à intégrer pour une marque chinoise

Huawei aura toutefois fort à faire pour imposer son smartphone sur le marché américain. Non seulement il devra faire face à une concurrence déjà très forte — Apple et Samsung en tête — mais en plus il aura pour obligation de réussir à imposer sa marque auprès des Américains. Ce sera sûrement la tâche la plus ardue, étant donné que la marque avait été bannie du territoire américain pour tout ce qui concernait les infrastructures réseau (notamment les antennes 3G et 4G), le parlement américain suspectant la marque de permettre aux autorités chinoises d’espionner des conversations américaines par l’intermédiaire de ces équipements. La partie est donc loin d’être gagnée.