Huawei vient d’annoncer avoir déposé des plaintes en justice en Chine et aux États-Unis contre Samsung. Le géant chinois reproche au géant coréen de violer de nombreux brevets aussi bien en termes de matériel que de logiciel.

Huawei

Après la guerre des brevets entre Samsung et Nvidia qui vient tout juste de se terminer au bout d’un an et demi de bataille juridique, c’est au tour de Huawei d’attaquer Samsung en justice. Le géant chinois des télécoms réclame à Samsung des dommages-intérêts pour la violation de nombreux brevets.

Parmi eux, on retrouverait des brevets relatifs aux réseaux 4G, aux systèmes d’exploitation, mais également à l’interface utilisateur des smartphones Samsung. N’oublions pas en effet qu’aussi bien Samsung que Huawei fabriquent des smartphones, mais conçoivent également les interfaces logicielles qui vont avec tout, comme les modems intégrés aux téléphones et parfois même le matériel utilisé dans les antennes relais, surtout pour Huawei.

Samsung va se défendre

Huawei réclame la cessation des violations de brevet de la part de Samsung et la signature d’un contrat de licence permettant au géant coréen d’utiliser les brevets de son compétiteur chinois. Samsung a réagi à l’annonce de Huawei en annonçant seulement que l’entreprise allait prendre les actions adéquates pour protéger ses intérêts. On imagine que Samsung va contre-attaquer en demandant à Huawei le paiement de royalties pour des brevets violés, comme l’avait fait le géant coréen suite à l’attaque par Nvidia.

Cette bataille peut donc avoir deux issues : soit un règlement à l’amiable, comme dans le cas de Nvidia et Samsung, avec un contrat croisé de licences, soit devant la justice, avec un gros chèque signé par l’un des deux acteurs, comme Samsung dans l’affaire qui l’a opposé à Apple.

Les constructeurs chinois innovent

C’est la première fois qu’un grand groupe chinois attaque un constructeur de smartphones pour des questions de brevets. Par le passé, c’était plutôt l’inverse qui se passait : des constructeurs étrangers qui attaquaient des constructeurs chinois accusés d’avoir violé des brevets, le plus souvent au niveau du design. D’une image de suiveurs, les constructeurs chinois gagnent petit à petit le rang d’innovateurs.