NextDock vient d’annoncer une série de stations d’accueil capable d’accueillir l’Intel Compute Card. Cela pourrait nous permettre de revoir en profondeur notre façon d’utiliser un PC.

Intel a profité du CES pour annoncer l’Intel Compute Card. C’est une petite carte de 6 mm d’épaisseur, de la taille d’une carte bancaire, qui abrite un processeur Kaby Lake (la septième génération d’architecture Core), du Bluetooth, du Wi-Fi, une (petite) puce graphique, de la RAM, du stockage flash avec un TDP de 6 watts (en gros, une très faible consommation électrique).

NextDock capitalise sur l’Intel Compute Card

NextDock est le premier constructeur tiers, ou plutôt la première startup, à préparer des produits compatibles avec cette carte. Le premier dock sera une station d’accueil en forme d’ordinateur portable, elle sera donc composée d’un écran HD (et supérieur), d’une connectique (au minimum un USB-C) et d’une ou plusieurs batteries. Sans oublier un clavier et un touch pad.

Les premières maquettes dévoilent un PC capable de se transformer en tablette graphique, avec différentes positions. C’est ce que l’on peut désormais voir sur le marché des PC hybrides, mais aussi des tablettes tactiles et très bientôt sur les Chromebooks avec les derniers produits de Samsung.

Nextdock n’est pas nouveau, ils avaient déjà expérimenté ce type de solution avec les clés PC, un segment de marché qui n’a pas du tout décollé. Vous vous rappelez sans doute de la clé Archos équipée d’un processeur Intel et de Windows 10. Nextdock prévoit également des All-in-One et plusieurs autres configurations compatibles avec l’Intel Compute Card. 

 

Une idée séduisante sur le papier

Seriez-vous prêts à acheter des châssis de PC Portable, tablettes, TV, smartphone… capables d’accueillir une Intel Compute Card ? Vous pourriez faire évoluer les composants de votre ordinateur plus facilement. Il vous suffira de changer d’l’Intel Compute Card pour mettre à jour instantanément votre matériel sur la totalité de vos appareils. L’idée est séduisante sur le papier, mais j’y vois de nombreux freins. 

La première est la dépendance à l’Intel Compute Card, tant qu’il n’y aura pas de normes largement diffusées et adoptées. La dépendance à Intel me fait peur. Ensuite, c’est le manque de puissance de l’Intel Compute Card qui reste basé sur un processeur Kaby Lake d’entrée de gamme. Ce point est à contrebalancer, nous pourrions alors passer totalement sur des solutions comme Shadow, du cloud computing. Vous pourrez alors accéder à une puissance de PC gamer, avec des solutions de GPU dédiées. 

Je vous conseille de continuer la lecture avec l’article de MiniMachines dédié au sujet.