Deux ans après son ascension au rang de CEO de Motorola, Rick Osterloh quittera d’ici peu l’entreprise rachetée par Lenovo. La firme chinoise, qui avait déjà amorcé un tournant en début d’année, clarifie aujourd’hui l’organisation de ses activités, qui coûte son poste au successeur de Dennis Woodside.

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Il avait succédé à Dennis Woodside, désormais chez Dropbox, à l’époque du rachat de Motorola par Google. Rick Osterloh, indique aujourd’hui Lenovo, le propriétaire de l’ancienne marque américaine, “a décidé de quitter Motorola Mobility. La solidité de sa direction, depuis l’acquisition de Lenovo, est appréciée, et Lenovo lui souhaite le succès pour ses activités futures”.

Ce départ s’accompagne d’un véritable plan de restructuration, où la marque Motorola disparaîtra entièrement. La division PC de Lenovo se transformera ainsi en un PC & Smart Device Business Group, qui abritera toujours les ordinateurs, mais aussi les PC hybrides, les tablettes, les phablettes et les produits destinés à la maison connectée. La branche inclura ainsi tant des produits Android que Chrome OS, sous la direction de Gianfranco Lanci.

Les smartphones passeront quant à eux, à partir du 1er avril, sous la responsabilité du Lenovo Mobile Business Group, codirigé par Xudong Chen, en charge de l’expansion de Lenovo en Chine, et par  le Français Aymar de Lencquesaing, jusqu’alors président de Lenovo en Amérique du Nord et qui s’occupera de l’Occident et des marchés émergents. Ces smartphones, justement, seront vendus sous la marque Lenovo, même en Europe, mais seront inclus à une gamme Moto rappelant l’illustre marque américaine.

Quel avenir pour Lenovo ?

Lenovo devrait sous peu détailler ses intentions, et lancer en France un certain K5, présenté durant le dernier MWC. La mention de Motorola, elle, ne tient plus désormais qu’à un constat : “Le talent et les capacités d’innovation de Motorola comptent parmi les plus importants avantages de Lenovo dans le mobile, les équipes de Motorola continueront donc d’animer l’intégralité de Lenovo Mobile Business, même en Chine”. En laissant Rick Osterloh filer, lui qui avait assuré l’arrivée de Motorola à la firme chinoise, Lenovo a néanmoins une bien étrange manière de le montrer.