En proie à une baisse de ses ventes de smartphones, notamment en Corée, LG choisirait de casser les prix de ses mobiles dans son pays d’origine.

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Le deuxième trimestre financier de LG Electronics, dont les résultats ont été dévoilés fin juillet dernier, ont montré les difficultés globales – qui peuvent n’être que ponctuelles – de LG, dont le bénéfice net a baissé de moitié en un an. Sur le secteur du mobile, on relevait surtout une stabilité globale en termes de bénéfices, mais des livraisons de mobiles en baisse de 3 % en un an. Le Coréen espérait que la sortie de son G4 lui permette d’atteindre les excellents résultats obtenus un an plus tôt avec son G3, ce qui, d’après les rares estimations que nous ayons à disposition, n’est pas tout à fait le cas… du moins en Corée du Sud, sa terre natale.

Et d’après le Korea Herald, qui s’appuie sur des sources dans l’industrie mobile, LG souffrirait d’un « déclin prolongé dans le domaine des smartphones face à une compétition accrue, ce qui le force à réduire drastiquement les prix de ses smartphones haut de gamme », indiquent ainsi nos confrères. Et de comparer le prix moyen relevé chez 17 smartphones du constructeur chez l’opérateur SK Telecom avec ceux pratiqués par Samsung ou Apple : quand ce tarif moyen est fixé à un peu plus de 175 000 wons (environ 132 euros), il atteint presque 415 000 wons chez Samsung (315 euros) et dépasse les 858 000 wons (650 euros) chez Apple). Ce net écart ne serait pourtant pas le fait d’une offre décalée en entrée de gamme, mais résulterait d’importantes réductions pratiquées sur les modèles de LG.

Il faut tout de même relever que ces statistiques, qui n’ont pas été commentées par le principal concerné, concernent avant tout les modèles LG commercialisés en Corée et chez un opérateur précis. On se bornera à constater qu’en France, LG comme ses compétiteurs soumet régulièrement ses smartphones à des promotions et baisses tarifaires permanentes, qui permettent notamment de se procurer un G4 autour de 450 euros… soit 200 euros de moins qu’à sa sortie, il y a un peu plus de trois mois dans l’Hexagone.