Alcatel One Touch vient de lancer, aux États-Unis, son smartphone POP Astro. Dans un premier temps dédié aux clients de T-Mobile, ce smartphone signe l’arrivée de MediaTek sur le sol américain. Une grande première pour le concepteur taïwanais de puces mobiles.

Alcatel OneTouch Pop Astro

MediaTek a longtemps été cantonné aux smartphones d’entrée de gamme vendus en Asie. Petit à petit, le concepteur taïwanais a réussi à se faire une place dans les smartphones milieu de gamme avec une belle montée en gamme de ses puces mobiles. C’est notamment ce qui lui a permis de s’imposer un peu plus en Europe face à un Qualcomm omniprésent. Mais le géant taïwanais n’était pas encore présent aux États-Unis, un marché difficile à conquérir, car trusté par Qualcomm et Intel avec un Apple beaucoup trop fort pour laisser la place à des terminaux d’entrée de gamme. Depuis quelques jours, il est possible, pour les clients de T-Mobile, de se procurer le POP Astro d’Alcatel One Touch. Un smartphone qui ne passe pas inaperçu aux États-Unis avec son SoC MediaTek.

Le POP Astro ne dispose pas d’une fiche technique hors du commun. C’est un téléphone d’entrée de gamme (vendu 149 dollars sans abonnement) avec son écran 4,5 pouces (qHD, soit 960 x 540 pixels), son appareil photo de 5 mégapixels à l’arrière (sans autofocus), sa batterie de 2000 mAh, ses 4 Go d’espace de stockage et Android 4.4 KitKat. Sa spécificité vient de son SoC signé MediaTek. C’est le MT6732 doté d’un processeur quad-core avec ses quatre Cortex-A53 cadencés à 1,5 GHz et accompagnés par 1 Go de mémoire vive. Pour la partie GPU, c’est le Mali-T760 qui est utilisé.

La partie modem (de catégorie 4) du SoC permet bien évidemment d’avoir accès au réseau 4G (LTE) de T-Mobile grâce au support des bandes 2, 4 et 12 en FDD. Le débit maximal théorique se limite à 100 Mbps en téléchargement et 50 Mbps en upload. Le modem est aussi compatible avec la « 4G » de T-Mobile (DC-HSPA) sur les bandes 850, 1700 et 2100 MHz.

On imagine que le POP Astro n’est que le premier d’une longue liste de terminaux MediaTek à venir aux États-Unis. Qualcomm ne doit pas voir d’un bon œil ce nouveau concurrent sur son propre sol, surtout après qu’un investisseur lui a demandé de se séparer de sa branche processeurs.