La firme de Redmond a déposé une plainte contre Kyocera pour des violations de brevets et réclame son interdiction sur le sol américain. Mais c’est surtout une façon pour Microsoft de récupérer quelques royalties.

Kyocera Torque

Kyocera est un nouveau venu en Europe et un peu moins aux États-Unis, où il est présent depuis plusieurs mois. La firme japonaise a lancé divers smartphones sur ces terres, et doit s’acquitter de premiers renvois devant la justice pour violation de brevets. Mais cela n’a rien de surprenant. En effet, Microsoft vient de déposer une injonction contre la firme pour sept brevets relatifs à divers points basiques, comme l’envoi de SMS ou la géolocalisation par exemple, auprès d’un juge fédéral de Seattle. Cette injonction demande le retrait des produits Kyocera Brigadier, Kyocera Hydro et Kyocera DuraForce sur le territoire américain, à moins que la firme nippone ne soit encline à une résolution à l’amiable et à un petit sacrifice financier.

« Nous respectons Kyocera mais nous pensons qu’ils ont besoin de licences pour les technologies qu’ils utilisent. Nous espérons que cette affaire sera résolue de manière amicale », explique Microsoft. En réalité, la manœuvre est déjà connue aux Etats-Unis, où Microsoft attaque systématiquement les constructeurs pour ces brevets. Avant Kyocera, LG, HTC ou Samsung ont par exemple cédé aux exigences de Microsoft, utilisant les technologies brevetées par la firme de Redmond en échange de royalties. Pour le constructeur japonais, l’issue devrait être similaire.