Motorola a dévoilé mardi dernier le Moto E, un smartphone d’entrée de gamme qui avait fait l’objet de nombreuses rumeurs. Aux côtés du Moto G et du X, le fabricant sino-américain (désormais détenu par Lenovo) a présenté son Moto E. Nous avons pu le prendre en main, afin de vous donner nos premières impressions (à chaud).

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Souvenez-vous du Moto G. Il s’agissait du smartphone de Motorola « le plus vendu » et était déjà une entrée en matière assez agressive du point de vue tarifaire : 169 euros. Le téléphone avait alors séduit Edouard à la rédaction : « écran de bonne qualité, performances redoutables, une expérience utilisateur de qualité et un Android qui n’a pas été défiguré« . Je vous encourage à lire notre test du Moto G. Motorola récidive avec le Moto E, vendu à 119 euros « nu » (sans engagement).

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A ce prix, que doit-on attendre ? Le Moto E n’est clairement pas dans la même catégorie que les autres smartphones à « 100 euros ». La qualité de fabrication est un gros poil au dessus de la concurrence. Avec une coque arrière arrondie en plastique, le Moto E épouse délicatement la paume de la main.

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D’ailleurs, selon moi, la taille est idéale : 4,3 pouces pour une prise en main confortable à une main. Avec une coque en plastique soft-touch et des courbes lisses tout comme son cousin le Moto X, il donne immédiatement une sensation de solidité en main.

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Avec un poids de 142 grammes, il est plus léger que l’actuel Moto G, avec une qualité de construction supérieure. Les fans de coques colorées ne seront pas déçus non plus, elles sont également disponibles pour le Moto E.

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Côté écran, Motorola a préféré une dalle de 960 par 540 pixels en définition, ce que l’on appelle de la qHD. Ce n’est clairement pas l’atout de ce téléphone, ses angles de vision sont sensiblement plus étroits que le Moto G, néanmoins ce n’est pas un écran médiocre. Nous n’avons pas constaté de problèmes majeurs, il reste lumineux et sa définition n’est pas rédhibitoire sur une taille d’écran de 4,3 pouces. Petit bonus : l’écran est traité avec la technologie Gorilla Glass 3, ce qui garantit de le protéger (un minimum) contre les rayures.

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Son architecture Qualcomm Snapdragon 200, double-coeur cadencé à 1,2 GHz et épaulé par 1 Go de RAM, donne des résultats inférieurs (logiquement) au S400, mais loin d’être catastrophiques. Pour rappel, l’architecture Snapdragon 200 possède un CPU Cortex A7 et un GPU Adreno 305 Nous avons pu réaliser quelques tests classiques (AnTuTu, par exemple, qui donne 11096 points), et nous avons également eu le temps de naviguer : l’expérience utilisateur est largement suffisante.

Alcatel One Touch Idol Alpha

Motorola propose une expérience « pure » d’Android, comme vous pouvez la retrouver sur la gamme Nexus par exemple. Vous pourrez profiter de Android 4.4 KitKat, et très certainement des prochaines versions d’Android.

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Sur l’arrière du téléphone, on retrouve un appareil photo de 5 mégapixels. A première vue, c’est un capteur de même capacité que celui du Moto G, néanmoins les résultats sont inférieurs. En effet, les couleurs nous ont semblé assez ternes et la plupart des photos étaient floues dans notre salle de démonstration faiblement éclairée. Il faudra prendre le temps de tester le mode HDR, ou encore les différents modes panoramiques.

Côté réseau, il est compatible Bluetooth 4.0 et Wi-Fi 802.11 b/g/n, et peut supporter le réseau H+ (jusqu’à 42 Mbits/s). A ce prix, il faudra donc faire l’impasse sur la 4G LTE. Le Moto E ne possède que 4 Go de mémoire interne. Heureusement Motorola a pensé au slot micro-SD : jusqu’à 32 Go supplémentaires (théoriquement, il est capable d’accueillir les cartes d’au moins 64 Go).

Une première impression positive, comme vous pouvez le constater. Il nous tarde de recevoir une version finale afin de réaliser un test complet. D’après Motorola, cela ne devrait pas tarder. A 119 euros, Motorola semble avoir trouvé une recette réussie : très peu de compromis sur la qualité et les caractéristiques, et un tarif agressif. C’est ce que l’on appelle du low-cost : le minimum pour un prix bas, sans dégrader l’expérience utilisateur.