Moto Maker s’ouvre aujourd’hui à l’un des plus gros marchés mobiles. Le service de personnalisation de Motorola fait, sous la houlette de Lenovo, ses premiers pas en Chine.

Moto Maker

C’était initialement l’apanage de Motorola, à l’époque où il s’agissait encore d’une marque purement américaine. Moto Maker consistait alors en un service de personnalisation des premiers Moto X, lancés en 2013, et permettant d’en modifier la couleur en différents endroits (pourtour de l’appareil photo, coque arrière…), la capacité de stockage interne et de personnaliser son écran d’accueil avant même de le recevoir. Avec l’arrivée du Moto X 2014, Motorola a ajouté la possibilité de choisir une coque dorsale en cuir ou en bois et, quelques mois plus tard, a ouvert les portes de Moto Maker à quelques pays supplémentaires, dont la France. Entre temps, rappelons que la firme chinoise Lenovo avait mis la main sur la marque détenue par Google, assurant au passage que Motorola conserverait son nom sur les marchés occidentaux.

Quelques mois plus tard, Lenovo reste absent du monde des smartphones en Europe ou aux USA, mais sa marque Motorola, elle, cherche à percer sur son marché national, la Chine. Lenovo, qui tient actuellement une conférence baptisée TechWorld à Pékin, y a annoncé une vague de nouveaux produits à ses couleurs, ainsi qu’une autre nouveauté : l’ouverture d’un site Moto Maker dédié à la Chine. Le pays ne compte des produits Motorola dans ses rayonnages que depuis le mois de février 2015 et Lenovo s’appuie désormais sur sa double casquette pour se hisser sur le podium des vendeurs de smartphones en Chine et dans le monde : combinant les deux marques, il atteignait 13 % des ventes au deuxième trimestre, avec 18,9 millions d’unités écoulées selon Gartner. Et avec des promotions sur le Moto X (à partir de 415 euros) comme le Moto G en Chine à l’occasion du lancement du Moto Maker dans l’Empire du Milieu, Lenovo semble déterminé à faire croître ces chiffres sur un marché à fort potentiel.