Depuis quelques années, Motorola est revenu en force sur le devant de la force, avec des gammes aussi bien marquées que réussies. Le rachat de l’entreprise par Lenovo n’a pas réellement changé sa vision dynamique, et la marque Lenovo Moto compte bien se démarquer une nouvelle fois en 2016 si l’on en croit les discours d’Adrienne Hayes, Chief Marketing Officer de Motorola, et Rick Osterloh, son président et COO.

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Depuis le rachat de Motorola par Lenovo, l’avenir du premier est souvent remis en question, et certaines rumeurs (infondées) évoquaient par exemple l’arrêt des gammes Moto E et Moto G au profit des produits du constructeur chinois, et notamment de sa gamme Vibe qui est un véritable succès dans certains pays. Bien que cela ait déjà été répété à plusieurs reprises, l’équipe de Moto a souhaité clarifier une nouvelle fois la situation en confirmant que l’existence des gammes Moto E, Moto G et Vibe n’est pas incompatible.

Lenovo et Moto ne se concurrencent pas

Et pour cause ! Si Lenovo est le premier constructeur d’ordinateurs au monde, la marque « Motorola », vieille de 17 ans maintenant, rayonne en Occident dans le domaine de la téléphonie, aime-t-elle à le rappeler. « Elle est reconnue comme Mickey Mouse ou Android », nous explique avec fierté Adrienne Hayes. Ce nouveau groupe compte donc bien capitaliser sur ses deux noms et les harmoniser sur les différents marchés afin de proposer les produits les plus pertinents dans le monde entier. C’est aussi l’occasion pour l’une ou l’autre de se (re)lancer dans certains pays, comme c’est le cas au Mexique pour Lenovo, ou en Russie pour Motorola.

« La marque est reconnue comme Mickey Mouse ou Android »

De la place, il en existe, selon la firme, assez pour les Vibe de Lenovo, des produits d’entrée de gamme très abordables, mais aussi pour les Moto E et G pourtant compétitifs. Il est vrai que les Moto se positionnent sur le segment inférieur à 150 dollars, quant les Vibe arrivent également à proposer une très bonne alternative en dessous de 50 dollars seulement, ce qui serait difficile à réaliser pour Moto sans remettre en question certains des standards ont fait le succès de la marque.

Une année 2016 chargée

Comme pour appuyer le fait que le marché est suffisamment spacieux, Adrienne Hayes annonce que Moto prévoit plusieurs produits pour l’année 2016. Ainsi, Moto E, Moto G et Moto X devraient avoir une nouvelle descendance dans les mois qui viennent. Sans trop en dévoiler, elle affirme que « les gens seront très heureux » avec ces nouveaux produits. Malheureusement, elle n’en dira pas beaucoup plus sur le sujet ; il faut encore garder un peu de mystère chez Motorola, cette marque qui est venue les mains vides au MWC 2016.

En 2015, Motorola a beaucoup appris de son Moto X, et notamment le fait « qu’il est possible de créer une sous-famille dans une gamme, ce qui offre de la flexibilité ». À ce sujet, Adrienne Hayes laisse entendre que le Moto G – et pourquoi pas le Moto E – pourrait lui-même se décliner en plusieurs exemplaires bien différents en 2016.  Doit-on s’attendre à plusieurs Moto G cette année ? « Oui… » indique-t-elle avant de rajouter timidement « … possiblement ».

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Adrienne Hayes – Directrice Marketing de Motorola

La technologie du haut de gamme pour tous

En montant en gamme, et donc en prix, on trouve également de nouvelles technologies sur les smartphones. Le Moto X Force en est l’exemple parfait avec sa protection Shatter Shield qui le rend quasi incassable. À terme, le but de Moto est de pouvoir faire profiter ses appareils d’entrée de gamme de ce genre d’innovations. Malheureusement, en ce qui concerne cet écran très résistant, « ce n’est pas encore pour demain » nous affirme Adrienne Hayes, ce que confirme Rick Osterloh, indiquant qu’il s’agit là d’une technologie encore très chère à produire.

L’avantage du rapprochement avec Lenovo est que les coûts sont en partie divisés sur les deux branches. Si chaque entité garde sa propre personnalité, avec son design et son interface logicielle, certains éléments sont mis en commun, comme les recherches de SoC ou de capteurs photo de qualité. En ce qui concerne l’interface d’ailleurs, Rick Osterloh confirme que Moto compte bien faire perdurer sa politique du « full stock Android ».

Les wearables au cœur du développement

Mais Moto, ce n’est pas qu’un constructeur de téléphones, c’est aussi toute une ligne d’objets connectés, à l’instar de la Moto 360. Si l’entreprise compte se concentrer sur les smartphones et les wearables, au détriment d’autres objets (balances connectées, accessoires Bluetooth, etc.), les smartwatchs restent une priorité pour Moto.

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Rick Osterloh – Président et COO de Motorola

Selon Rick Osterloh, « ces premières années des wearables sont très comparables aux premières années d’iOS et Android », augurant un très bon développement par la suite. « Ce n’est que le début », indique-t-il avant de rajouter : « on pense que le marché va grandir exponentiellement dans les cinq prochaines années ». Elle n’a pas été évoquée, mais ce n’est donc pas trop s’avancer que de penser qu’une troisième génération de Moto 360 puisse être en cours de développement.

L’année s’annonce donc pleine de promesses pour Moto, en tant qu’entité propre, mais également d’un point de vue plus global, au sein de Lenovo.