Nvidia vient d’officialiser son partenariat avec Nintendo pour le développement de la Switch, la nouvelle console de salon.

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Article mis à jour le 20/10/2016 à 17h10

Dans un communiqué sur son blog, Nvidia vient de confirmer son partenariat avec Nintendo pour construire la Nintendo Switch. Le fabricant de consoles japonais délaisse donc AMD, son partenaire de longue date qui l’avait accompagné sur le marché depuis la Gamecube en 2001.

Nvidia ne donne pas beaucoup de détails sur le matériel embarqué dans la Nintendo Switch mais explique avoir développé pour Nintendo de nouvelles librairies, un nouveau moteur physique et surtout une nouvelle API appelée NVN.

NVN est l’API qui, d’après Nvidia, permettra aux développeurs de jeux de tirer profit de toute la puissance de la Nintendo Switch. Comme d’habitude sur ce marché, Nintendo et Nvidia ont travaillé ensemble pour que le système d’exploitation de la Nintendo Switch soit le plus optimisé possible et laisse le plus de performances disponibles aux jeux.

Le Tegra X2 « Parker » pour la Nintendo Switch ?

Une seule phrase dans le communiqué de Nvidia permet de réfléchir à la présence d’une hypothétique puce Nvidia Tegra X2 au sein de la Nintendo Switch. Le fabricant de cartes graphiques explique que la Nintendo Switch intègre une puce Nvidia Tegra personnalisée par Nintendo et que cette puce est basée sur la même architecture que « les cartes graphiques GeForce les plus puissantes du monde ».

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De ces deux indications, on comprend que le SoC (processeur) de la Nintendo Switch devrait être un dérivé de l’architecture Tegra Parker présentée il y a un peu plus d’un mois par Nvidia qu’on espère voir arriver dans un futur Tegra X2 et qui se retrouve sur le Drive PX 2. L’architecture Tegra « Parker » repose sur la même architecture Pascal que les meilleures cartes graphiques Geforce de Nvidia disponible actuellement.

Il serait également logique pour Nintendo de profiter cette nouvelle architecture puisque Pascal met surtout l’accent sur une consommation réduire à performance égale de la puce graphique, un point très important pour une console portable.

 

Une puce sûrement personnalisée

Sur le marché du jeu vidéo, il n’est pas rare pour un fabricant de personnaliser la puce que lui fournit le concepteur du processeur. Sony et Microsoft le font avec le SoC fourni par AMD que l’on retrouve au sein de la PS4 et de la Xbox One et c’est justement ces choix de conception qui conduisent à des différences de performances entre les deux consoles.

On ne connait pas encore les détails des personnalisations ou de la puce intégrée à la Nintendo Switch, mais la console étant dévoilée officiellement, les informations devraient bientôt arriver, d’ici à la sortie de la console prévue en mars 2017.