Qualcomm collectionne les plaintes pour abus de position dominante. Intel et Samsung ont décidé de soutenir une procédure judiciaire initiée par la FTC l’accusant de pratiques anticoncurrentielles.

En début d’année, la FTC, organisme américain chargé de veiller à l’absence de monopole abusif sur le marché, avait lancé une procédure judiciaire contre Qualcomm. Le gendarme des télécoms accusait le fondeur américain de mener des pratiques anticoncurrentielles. Cette bataille juridique n’oppose plus seulement ces deux protagonistes.

Intel a en effet annoncé qu’il soutenait la FTC dans sa plainte auprès d’un tribunal californien. Dans son communiqué, l’entreprise écrit la chose suivante :

Intel est prêt, volontaire et capable de concurrencer sur ce marché que Qualcomm a dominé pendant des années. Mais Qualcomm a maintenu un solide réseau de licences abusives et de pratiques commerciales qui pervertissent la compétitivité sur les mérites. Ces pratiques ont illégalement contraint les fabricants de téléphones mobiles à acheter les puces nécessaires à Qualcomm et Qualcomm seul.

Ligués contre Qualcomm

Comme le relate Bloomberg, Samsung s’est également mêlé de la partie. Le géant sud-coréen évoque notamment le fait qu’il ne peut pas vendre ses puces Exynos « à des entités qui ne font pas partie de Samsung, car Qualcomm refuse de délivrer la licence permettant à Samsung de fabriquer et vendre des puces sous licence ».

Face à ses accusations, Qualcomm a indiqué que la procédure judiciaire devait être abandonnée, car elle était minée par « des failles et des défauts ». Connue pour ses Snapdragon, l’entreprise a désormais l’habitude des procès. La firme est notamment engagée dans une bataille face à Apple pour des raisons similaires et songe même à demander l’interdiction des iPhone aux États-Unis