Depuis quelques mois maintenant, Broadcom essaie de racheter Qualcomm. Nous avons l’épilogue de cette histoire : le gouvernement Trump a tout simplement bloqué ce rachat, citant ses craintes pour la sécurité de la nation.

L’un des plus gros feuilletons du monde des fondeurs n’est autre que le potentiel rachat de Qualcomm par Broadcom. Celui-ci a rythmé le début de l’année, alors que le dernier a petit à petit pris le contrôle du conseil d’administration du premier.

Les offres n’ont fait que pleuvoir dès lors, Qualcomm jouant le rôle de l’entreprise effarouchée demandant toujours plus pour être conquise. Entre-temps, nous apprenions qu’Intel jouait le rôle du jaloux prêt à rentrer dans le cercle amoureux pour s’accaparer les deux firmes.

Le président Trump bloque officiellement le rachat de Qualcomm par Broadcom

Cette histoire connaît toutefois une fin abrupte. Le président Donald Trump a signé aujourd’hui un décret présidentiel interdisant le rachat de Qualcomm par Broadcom, des suites des recommandations du Comité pour l’investissement étranger aux États-Unis selon Bloomberg.

L’ordre exécutif, consultable en ligne, cite des « preuves crédibles » laissant le président penser que Broadcom pourrait « prendre des mesures menaçant de nuire à la sécurité nationale des États-Unis ». Le fait que Broadcom soit une entreprise basée à Singapour ne l’a certainement pas aidée à trouver oreille attentive dans un lourd climat de paranoïa.

Plus encore, cet ordre bloque également toute tentative de fusion, d’acquisition ou de prise de contrôle (forcée ou non) de l’entreprise. Autant dire que Qualcomm va devoir se trouver un acheteur américain s’il souhaite véritablement être racheté, du moins sous ce gouvernement Trump américanocentré à l’extrême.