Je vous propose un test du Samsung Galaxy Beam, qui nous a été prêté par Expansys.

Le Galaxy Beam n’est pas un smartphone comme les autres, on pourrait même lui attribuer l’appellation de pico-phone puisqu’il est le deuxième appareil sous Android à intégrer (après le Samsung i8520), en plus de toutes les caractéristiques techniques de base d’un mobile, un pico-projecteur. Comme nous y reviendrons plus en détails durant le test, ce pico-projecteur peut s’avérer être un outil très pratique au quotidien, autant dans la vie privée que professionnelle.

Le design & la finition

Connaissant la marque et les caractéristiques du produit, je pense qu’à mon avis il n’aurait pas été possible de faire un smartphone plus mince.

Deux smartphones, le Galaxy Beam au dessus et le Galaxy Nexus en dessous

Lorsque l’on regarde l’appareil de coté, on peut constater une légère obésité qui est principalement due à son pico-projecteur qui prend une place importante, mais en contre-partie Samsung a réussi à compenser cette épaisseur par une batterie de grande capacité, à savoir 2000 mAh.

Les entrailles de l’appareil avec sa batterie d’une capacité de 2000 mAh

Mise à part cela, le Galaxy Beam se présente avec un design à mi-chemin entre le Galaxy S II, le Galaxy S et le Nexus S.

Une autre photo pour la forme.

La maniabilité du système

Sur l’aspect général, je dirais que le Galaxy Beam s’en sort plutôt bien sur la partie logicielle. Il ne ralentit pas, au contraire il est même très fonctionnel et sans bugs.

Au passage, le navigateur est très rapide et le GPS localise très rapidement
(contrairement à plusieurs anciens modèles où il avait beaucoup de mal).

Pour la suite logicielle, on retrouve les habituelles applications comme Social Hub (réseaux sociaux Facebook, Twitter, etc), Music Hub (lecteur de musiques maison de la marque), Mes fichiers (un gestionnaire de fichiers), Vidéos (pour les films et autres vidéos ; compatible avec de multiples formats : mkv, avi, wmv et compagnie), All Share (pour projeter l’image de son mobile sur un autre écran : DLNA), Tâches (un gestionnaire de tâches maison), Commandes vocales, Editeurs de photos, Mini journal pour prendre des notes, Samsung Apps (le Market en ligne maison de la marque), …

Ensuite, il y a eu une nouvelle intégration dédiée au pico-projecteur : l’application « Projecteur ».

Cette application offre une multitude de fonctionnalités, dont une que je trouve peu utile : Quick pad qui permet, comme sur le Galaxy Note, de prendre des notes directement sur l’écran. Avec un écran tactile de 4 pouces et sans stylet tactile, c’est assez laborieux à prendre en main… Bref, je me demande ce que vient faire cette intégration dans cette partie du système.

Outre cette interrogation, on a les banales options d’un pico-projecteur, comme par exemple :

  • Objectif et rotation qui permet de régler la netteté de l’image et son sens d’affichage
  • Mode Ambiance qui est une option pour faire défiler des images avec un fond musical
  • Lampe ou Lampe torche – un peu comme avec le flash mais cette fois avec le pico et plusieurs couleurs : Blanc, Vert, Bleu et Rouge
  • Paramètres pour gérer la luminosité du pico, la mise en veille de l’écran et l’orientation plus en détail

La partie matérielle

On continue sur la partie matérielle du Galaxy Beam (i8530).

Tout d’abord, le smartphone affiche un écran tactile TFT-LCD de 4 pouces avec une résolution WVGA, soit 480 x 800 pixels.

Sur la face avant, il y a également une caméra frontale de 1.3 mégapixels, un microphone, ainsi que les touches Menu, Accueil et Retour.

A la gauche, un port mini-jack audio de 3.5 mm, les touches volume +/-, ainsi qu’un emplacement pour accueillir une carte SIM.

Notons qu’il s’agit d’un emplacement pour les cartes SIM standards, donc pas de microSIM (sauf avec adaptateur).

En tête d’appareil, le fameux pico-projecteur qui projette une résolution de 640 x 360 pixels avec une force de luminosité de l’ordre de 15 lumens.

Oui, je conçois que 15 lumens soit tout de même assez faible.

Sur le coté droit, un emplacement pour les cartes microSD (oui c’est encore possible !), mais aussi les boutons On/Off et Pico-projecteur.

Pour déclencher le pico-projecteur, il suffit de faire un simple appui long sur le bouton dédié.

Au pied de l’appareil, on retrouve le port MHL qui fait office de port microUSB et port microHDMI avec le câble adapté.

Sur cette dernière photo, vous pouvez également apercevoir que le smartphone est entouré d’une bande métallisé, mais qui n’est autre que du plastique.

A l’arrière, l’appareil photo de 5 mégapixels avec son flash et un haut-parleur en bas à droite.

La façade arrière du mobile se présente sur une matière légèrement granulée et très agréable au toucher.

Samsung fournit une station de recharge pour batterie qui est autant utile en mobilité qu’au bureau :

Notons que cette station de recharge peut aussi servir de support en mode pico-projecteur, mais attention pas de chargeur pour smartphone.

En plus de la station de recharge, il est également fourni une seconde batterie de même capacité en cadeau, soit 2000 mAh (x2).

Photo & vidéo

Pour l’appareil photo, on est sur un capteur de 5 mégapixels qui est capable de prendre des photos en résolution 2560 x 1920 pixels et des vidéos en 1280 x 720 pixels.

L’objectif arrière propose un flash LED, tandis qu’à l’avant on retrouve une caméra frontale de 1.3 mégapixels pour faire de la visio-phonie avec des amis sur Gtalk, Skype, etc.

Voici une mosaïque de quelques photographies et vidéos que j’ai réalisé en plein jour et en pleine nuit :

Vous pouvez retrouver les photos en format original à cette adresse.

Une capture en plein jour en extérieur

Une capture de nuit dans une pièce moyennement éclairée

Vous remarquerez que l’objectif n’arrive à réaliser l’auto-focus en vidéo, certainement un oubli de la part du constructeur qui sera corrigé dans une prochaine mise à jour.

Le pico-projecteur

Ici, nous allons parler de l’atout principal de ce smartphone : le pico-projecteur.

Le Galaxy Beam est bel et bien le deuxième smartphone Android au monde à disposer d’une telle caractéristique qui métamorphose le mobile en un projecteur de poche. Ce projecteur peut s’avérer utile dans plusieurs contextes différents, que ce soit dans le milieu professionnel lors de conférences, ou par exemple un commercial qui souhaite présenter des maquettes de produits à des clients potentiels.

Ce qu’il faut savoir, c’est que le pico-projecteur ne se limite pas qu’à une seule utilisation, mais il est capable de projeter l’intégralité de ce qui est affiché sur l’écran du smartphone, allant de simples applications à du multimédia jusqu’à des jeux. Le principal reproche que j’aurais à faire est sa faible luminosité qui se limite à 15 lumens. On est loin des pico-projecteurs vendus dans le commerce, et on se rapproche plus d’un gadget technologique.

Sur une surface blanche dans une pièce à luminosité moyenne à 2 mètres et 10 centimètres de distance avec une taille d’image d’environ 150 cm sur 100 cm

Sur une surface blanche dans une pièce à luminosité très faible à 2 mètres et 10 centimètres de distance avec une taille d’image d’environ 150 cm sur 100 cm

La résolution de celui-ci s’élève à 640 x 360 pixels que l’on peut aussi qualifier de nHD, Slow definition ou encore Basse définition. Une résolution qui pour certains pourra s’avérer un peu faible, seulement non, la qualité de l’image n’en sera que meilleure, étant donné que les pixels d’une image ou d’une vidéo en haute résolution n’en seront que moindre à l’œil puisque vous pouvez gérer comme bon vous semble la distance d’affichage.

En parlant de distance d’affichage, j’ai été agréablement surpris car dans une pièce peu éclairée ou totalement noire, il est aisément possible de visionner un film de 30cm à 2 mètres de distance. Evidemment plus la distance du smartphone à la surface plate est grande, et plus vous aurez une image imposante qui, jusqu’à 2 mètres de distance, reste très correcte ; c’est à dire avec une qualité satisfaisante.

Quant à l’autonomie, j’ai pu constater une durée de vie de la batterie s’élevant à :

  • ~ 3h avec l’écran éteint, les réseaux mobiles et le Wi-Fi activés
  • ~ 3h30 avec l’écran éteint, les réseaux mobiles et le Wi-Fi désactivés

Pour une première, je suis globalement satisfait même si j’aurais souhaité une force de luminosité plus importante.

Dernière chose, je vous conseille de projeter sur une surface blanche ou grise et surtout lisse, car sinon la qualité pourra être légèrement compromise.

Les petits tests

Même si on sait que ce terminal se placera parmi les milieux de gamme, je sais qu’il y a toujours une part des utilisateurs qui souhaitent connaitre ses fameuses performances comparées à un autre.

Dans ce sujet, je vais prendre comme rival le Samsung Galaxy S II qui est à ce jour un smartphone dans la même gamme (milieux de gamme) avec un écran d’une même résolution et une puce graphique identique, seuls les processeurs diffèrent.

 Samsung Galaxy BeamSamsung Galaxy S II
Quadrant27843223
AnTuTu52264428
SmartBench3001 en productivité et 2905 pour les jeux3999 en productivité et 2260 pour les jeux
BenchmarkPi556471
Linpack40.382 MFLOPS46.445 MFLOPS
Neocore58,7 fps59,7 fps
AN3DBenchXL3090329821
AN3DBench77817875
Nenamark 234,2 fps44,9 fps

Note :

Les avantages

  • La facilité de manipulation du pico-projecteur
  • Les deux batteries inclues dans la boîte – 2000 mAh (x2) + station de recharge
  • L’emplacement pour les cartes microSD – oui, ça devient de plus en plus rare

Les défauts

  • La version d’Android 2.3 Gingerbread – stable mais dépassée
  • La luminosité du pico-projecteur – 15 lumens, c’est faible
  • L’absence d’un voyant de notifications pour les alertes
  • La résolution de l’écran, on aurait pu espérer du qHD au lieu du WVGA

Les caractéristiques techniques

  • Android 2.3.6 avec l’interface TouchWiz 4.0
  • un écran tactile de 4 pouces
  • d’une résolution de 480 x 800 pixels avec 233 ppi
  • une architecture double-coeur NovaThor U8500 à 1 GHz
  • 768 Mo de mémoire RAM et 8 Go de mémoire interne
  • un emplacement microSD jusqu’à 32 Go
  • une caméra frontale de 1.3 mégapixels
  • un appareil photo de 5 mégapixels avec flash et enregistrement de vidéo 720p
  • un Accéléromètre, un Gyroscope, une Boussole, et un Capteur de proximité
  • le Bluetooth 3.0, le Wi-Fi b/g/n, le GPS/A-GPS, et la 3G (jusqu’à 14.4 Mbps)
  • Entrée mini-jack audio 3,5mm, microUSB 2.0 (compatible MHL)
  • Ses dimensions sont de 124 mm (hauteur) x 64.2 mm (largeur) x 12.5 mm (épaisseur)
  • Il pèse 145,3 grammes et propose une batterie de 2000 mAh

Le contenu de la boîte

Quant à la boîte, elle se compose des accessoires habituels, ainsi que deux petits plus notables :

  • le Smartphone (Galaxy Beam)
  • 1 casque audio filaire intra-auriculaire avec un sachet d’oreillettes de rechange
  • 1 câble USB > MicroUSB avec un adaptateur de chargeur français (220 volts)
  • 1 batterie supplémentaire d’une capacité identique à l’originale, soit 2000 mAh
  • 1 station de recharge indépendante – pour recharger sa seconde batterie

Le prix & la disponibilité

Le Samsung Galaxy Beam est déjà disponible dans le commerce, et notamment chez quelques opérateurs :

  • à partir de 1€ en abonnement chez SFR (couleur blanche)
  • à partir de 1€ en abonnement chez NRJ Mobile (couleur jaune/noir)

Vous pourrez également le trouver sans abonnement chez plusieurs revendeurs indépendants comme Cdiscount, Amazon, ThePhoneHouse, LDLC, etc.

Pour conclure, le Galaxy Beam passerait bien sous Ice Cream Sandwich et Jelly Bean, mais nous n’avons connaissance d’encore aucune date de sortie.