Pour une fois, le site iFixit s’est fait devancer par nos confrères d’Anandtech. Ces derniers ont démonté les deux montres connectées de Samsung et LG : les Gear Live et G Watch. L’occasion de découvrir leurs entrailles ainsi que leur conception.

LG G Watch Samsung Gear Live Anandtech

Alors, à quoi ressemble l’intérieur d’une LG G Watch ou d’une Samsung Gear Live ? Le site Anandtech qui a pu repartir de la Google I/O 2014 avec les deux montres a décidé de sortir les tournevis pour nous dévoiler les composants et l’agencement intérieur de ces deux montres connectées. Ce qui frappe tout de suite, c’est la miniaturisation poussée à l’extrême, surtout dans le cas de la montre connectée de Samsung (à droite sur la photo).

LG G Watch : c’est petit !

Le démontage de la LG G Watch a été plutôt facile avec seulement 4 vis torx qui tenaient l’ensemble. La batterie de 400 mAh (1,52 Wh) est directement intégrée dans la coque arrière. On peut aussi voir le joint d’étanchéité qui permet à la G Watch d’obtenir la certification IP67. Ensuite, deux vis retiennent la minuscule carte mère qui contient le Snapdragon 400 (APQ8026) avec ses quatre cœurs Cortex A7 et son Adreno 305 en guise de puce graphique. La puce de mémoire flash qui sert pour le stockage d’Android Wear et des applications provient de chez SK Hynix.

LG G Watch anandtech

Samsung Gear Live : la miniaturisation extrême

Concernant la Samsung Gear Live, son démontage a été un peu plus délicat puisque seulement 4 vis maintenaient la montre en place, il a fallu forcer pour accéder à la carte mère. Cette dernière est vraiment minuscule et on se demande comment Samsung a réussi à faire tenir les mêmes composants que LG dans un espace quasiment deux fois plus petit. Si le processeur est le même que pour la LG G Watch, la puce mémoire est évidemment sortie des usines de Samsung. La batterie possède la même capacité de 400 mAh que la montre de LG.

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Et les batteries ?

Un démontage intéressant qui montre à quel point les constructeurs ont anticipé ce marché des montres connectées. Il y a encore quelques mois, il était impensable de pouvoir mettre un Snapdragon dans un si petit boîtier. L’enjeu sera maintenant de réussi à caser des batteries dotées d’une plus grande capacité que 400 mAh qui peuvent se révéler étroites pour alimenter de gourmands écrans et de gourmands SoC qui sont présents dans les montres connectées. En 10 ans, le progrès de la miniaturisation des circuits électronique a été fulgurant. Rappelez-vous des premiers téléphones et même des ordinateurs portables. Mais les batteries ont évolué bien moins rapidement, ce qui pousse l’industrie et les chercheurs à tout mettre en œuvre pour proposer des solutions. Pour le moment, rien n’est encore vraiment prêt pour permettre une miniaturisation extrême des batteries.