Alors qu’il l’avait annoncée la semaine dernière de façon discrète sur son site, le constructeur coréen n’a pas pu résister à l’envie de montrer sa nouvelle montre connectée à un parterre de journalistes excités. Elle est rectangulaire mais possède un design arrondi, elle n’est pas sous Android, voici nos premières impressions sur la Gear S de Samsung.

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Un design séduisant

Android Wear, vous dites ? Samsung ne connaît pas (ou plus) Android Wear. Au contraire, quand Samsung décide de concevoir une montre connectée avec un design plus sexy que ce que l’on a pu apercevoir dans son catalogue ou chez la concurrence depuis le début de l’année, le Coréen décide d’y installer Tizen. Douce ironie. Et on comprend un peu mieux maintenant pourquoi Samsung et Google entretiennent des relations un peu tendues ces derniers temps. C’est bien simple, d’un point de vue design, la Gear S enterre toutes ses grandes soeurs.

Le design de la Gear S est son indéniable point fort. Ses courbes élancées, son cadre brillant et son look futuriste lui confèrent en effet un charme indéniable. La Gear S est une belle montre. Elle possède une chose absente des précédentes Gear : on a envie de la mettre au poignet. Venant de Samsung, c’est déjà beaucoup. Ce qui ne veut pas dire pour autant que c’est un modèle de discrétion. Elle est en effet particulièrement imposante sur un poignet d’homme.

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Cette taille importante provient naturellement de la taille de l’écran courbe, d’une diagonale de deux pouces. Cet écran Super AMOLED nous a vraiment convaincus par la qualité de ses couleurs et sa luminosité impeccable. On remarquera d’ailleurs que sous cet écran se trouve un bouton physique, qui, comme sur les smartphones de la gamme Galaxy, permet de revenir à l’écran principal, ici en l’occurrence l’horloge.

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Pas d’Android Wear mais du Tizen

L’interface de cette la Gear S est très simple à prendre en main et relativement efficace. Tout tourne autour de l’horloge, qui, suivant le type d’affichage de l’heure présente diverses notifications : nombre de messages reçus, nombre de pas effectués dans la journée, autonomie restante, etc. Depuis cet écran, un swipe vers le bas permettra d’aller dans la liste des applications (elles sont un peu plus de 1000 actuellement, Tizen oblige), un swipe vers la gauche vers les fonctions de messageries diverses (SMS, appels), et enfin un swipe vers la droite affiche les widgets. Il ne faut que quelques minutes pour comprendre complètement son fonctionnement.

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La Gear S se veut une montre autonome. Elle n’a pas besoin de smartphone pour fonctionner et dispose d’un port SIM pour recevoir et envoyer des messages. Il est même possible de passer des appels ! À notre grande surprise, il est d’ailleurs assez aisé de taper des messages à un doigt sans y passer des heures. L’application de messagerie dispose en effet d’un système de prédiction des mots assez efficace qui permet de gagner du temps. Pour autant, si cette montre n’a pas besoin de smartphone pour fonctionner lors d’un usage quotidien, il est toutefois nécessaire de passer par un smartphone (et seulement des téléphones de la gamme Galaxy) pour installer des applications sur la montre et la mettre à jour.

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Au-delà de ces premières remarques terre à terre, les quelques instants passés en compagnie de la Gear S nous ont semblé plutôt convaincants. Légère, joliment designée et autonome, elle possède de sérieux arguments en sa faveur. On attendra maintenant de connaître son prix et surtout son autonomie pour crier à l’objet connecté parfait. Réponse avant la fin de l’année.