Si l’on en croit les dernières rumeurs en provenance des industries asiatiques, Samsung et Xiaomi prépareraient chacun de leur côté une offensive du côté de la mémoire flash qui sert de stockage sur les appareils mobiles. La mémoire de type eMMC serait remplacée par l’UFS, bien plus rapide.

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Les puces de mémoire NAND flash (en photo ci-dessus) constituent, au sein d’un smartphone ou d’une tablette, l’espace de stockage pour le système d’exploitation, mais aussi pour les applications, en l’absence de carte SD. Actuellement, l’ensemble des terminaux utilise une architecture de type eMMC qui regroupe dans un même package les puces de mémoire flash et le contrôleur qui permet de lire et d’écrire les informations à l’intérieur des puces. Le standard eMMC est basé sur le MMC créé en 1997, et un peu dépassé. La dernière norme eMMC V5.0 permet d’atteindre des débits de l’ordre de 400 Mo/s, rarement mesurés en pratique. Samsung et Xiaomi s’apprêteraient à utiliser le nouveau standard UFS pour leurs flagships en 2015, lequel permet d’atteindre des débits de 1,45 Go/s.

Ce débit ne sera probablement jamais atteint dans la pratique avant de nombreuses années, mais l’utilisation du standard UFS devrait permettre de booster les performances dans tous les cas pour plusieurs raisons. Tout d’abord, grâce à une interface série (LVDS), le contrôleur pourra gérer l’écriture en même temps que la lecture, alors que la mémoire eMMC ne pouvait réaliser qu’une des deux opérations à la fois à cause de son interface parallèle. De même, l’UFS supporte le command queuing, une fonctionnalité qui permet de créer une file d’attente pour les données à traiter et de les trier par ordre d’importance. Toutes ces nouveautés vont permettre d’augmenter les débits pratiques, mais également et surtout d’abaisser la latence pour une meilleure réactivité du système.

Il faut donc s’attendre à trouver de la mémoire UFS dans le prochain Galaxy S6 et dans le futur flaship de Xiaomi. Pour pouvoir vraiment profiter de cette nouvelle interface, il faudra également que les smartphones et tablettes se parent d’une interface USB 3.0 (600 Mo/s) à la place de l’USB 2.0 qui se limite dans le meilleur des cas à 60 Mo/s pour les transferts entre un ordinateur et les terminaux.