Nouveau rebondissement dans l’affaire qui oppose Nvidia à Samsung : le géant coréen vient de déposer une requête auprès de ITC pour interdire la commercialisation de produits Nvidia aux États-Unis. L’avenir de Nvidia est dans les mains de l’agence américaine.

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Un nouveau bras de fer vient de débuter dans la guerre ouverte que se livrent Samsung et Nvidia. Pour rappel, Nvidia est le premier à avoir déclaré la guerre à Samsung en septembre dernier puisque le Californien a attaqué Qualcomm et Samsung pour violation de brevets portant sur des technologies de puces graphiques. La semaine dernière, c’était au tour de Samsung de contre-attaquer en déposant une plainte contre Nvidia et Velocity Micro, deux entreprises qui violeraient divers brevets appartenant au géant coréen. Nvidia avait alors répondu brièvement sur son blog sur l’accusation de publicité mensongère.

Cela n’a pas suffi à Samsung qui jette à nouveau de l’huile sur le feu en tentant carrément de faire interdire de vente les produits de Nvidia sur le sol des États-Unis. Pour ce faire, le géant coréen a donc saisi l’ITC (International Trade Commission), l’agence fédérale des États-Unis spécialisée dans ce genre de questions. Elle devra donc décider si les produits de Nvidia méritent réellement d’être retirés de la vente aux États-Unis. Mais dans ce type d’affaires, la procédure est tellement longue qu’il y a de fortes chances que l’interdiction ne soit jamais mise en place ou alors de manière trop tardive pour avoir des effets.

Pour le moment, la plainte n’est pas encore disponible, mais selon les premières informations récupérées par Bloomberg, cette nouvelle requête ne concernerait pas uniquement les produits mobiles équipés de puce Nvidia (comme la Shield Tablet, la Mi Pad ou plus récemment la Nexus 9) mais tous les produits, ce qui toucherait alors aussi les cartes graphiques d’ordinateurs, le principal business de Nvidia. Au final, les deux sociétés finiront sûrement par conclure un accord, après avoir perdu bien du temps et de l’argent.