Le constructeur indien Micromax devient leader dans son pays, et ravit cette place à Samsung, notamment grâce à ses prix bien plus accessibles aux consommateurs indiens. L’Inde est d’ailleurs le nouvel eldorado du marché des smartphones d’entrée de gamme.

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Selon les chiffres communiqués par Rushabh Doshi, analyste au cabinet Canalys, l’indien Micromax est désormais le premier constructeur de smartphones d’Inde en terme de ventes (avec 22 % des ventes), titre qui revenait à Samsung il y a peu (20 % des ventes). Une victoire d’autant plus symbolique que l’Inde, pays en pleine expansion économique et forte d’une population de quelques 1,1 milliards d’individus, est le troisième marché mondial de smartphones, toujours selon Canalys.

Les troisième et quatrième constructeurs en matière de ventes sont aussi indiens et ne sont autres que Karbonn et Lava, le deuxième étant Samsung. On peut donc envisager un poids de plus en plus conséquent pour ces constructeurs indiens, non  seulement sur leur marché national, mais aussi mondialement, puisque l’Inde commence à exporter. Canalys ajoute que les ventes de smartphones dans le pays ont augmenté de 90 % en 2014 et rien qu’au dernier trimestre, 21,6 millions d’appareils ont été vendus, de quoi donner une idée de la croissance de ce marché.  Mais quelques constructeurs étrangers comme Motorola ou Xiaomi se frayent aussi une place dans le marché indien de la téléphonie.

Bien que le niveau de vie moyen des Indiens soit en amélioration constante, leur pouvoir d’achat reste très bas. Les produits d’entrée de gamme coûtant moins de 12 000 roupies, soit moins de 200 dollars sont donc privilégiés. À ce titre, les chiffres de Canalys indiquent qu’au dernier trimestre 2014, 41 % des smartphones vendus coûtaient entre 6 000 et 12 000 roupies (entre 100 et 200 dollars) et que 23 % valaient moins de 6 000 roupies, soit moins de 100 dollars. Ce que Micromax, comme d’autres constructeurs indiens, a compris, puisqu’il s’est spécialisé dans l’entrée de gamme mais avec plusieurs plus-values intéressantes, comme le support de la trentaine de langues officielles d’Inde sur son modèle Unite ou le Yu, son smartphone sous CyanogenMod. Idem pour les autres constructeurs locaux qui misent sur l’entrée de gamme tout en proposant une qualité décente.

Micromax compte d’ailleurs parmi les marques retenues pour participer au programme Android One, via lequel Google impose une série de minima techniques sur des smartphones dont il assure le suivi logiciel, le tout pour un prix très bas. Son moyen d’imposer la diffusion des Play Services sur un marché visé par les marques chinoises dont les appareils sont souvent dépourvus de la certification GMS fournie par Google.