Samsung aurait bien décroché le contrat pour la production de la puce A9 d’Apple, confirmant les précédentes rumeurs à ce sujet. Le fondeur coréen utiliserait la gravure en 14nm pour le futur SoC d’Apple qui devrait trouver sa place dans l’iPhone 6S.

Apple A8

Il y a quelques semaines, des rumeurs annonçaient la conclusion d’un contrat entre Apple et Samsung pour la fabrication du SoC du premier par le second. La rumeur revient sur le devant de la scène aujourd’hui puisque Bloomberg confirme le partenariat entre les deux entreprises. Samsung aurait donc bien été choisi par Apple en tant que fondeur exclusif pour la fabrication de l’Apple A9. C’est la puce développée par Apple et que l’on devrait trouver dans les futurs iPhone 6S sans doute dévoilés à la fin de l’été prochain. Selon les informations, elle devrait être gravée en 14nm, chez Samsung mais aussi GlobalFoundries qui détient un contrat de licence pour utiliser les technologies 14nm de Samsung dans son usine aux Etats-Unis.

Malgré les différends opposants Apple et Samsung, le géant californien aurait donc mis de côté TSMC, le fondeur taïwanais à qui l’on doit la fabrication de l’actuelle puce A8 en 28nm. A la fin de l’année dernière, les rumeurs indiquaient que TSMC serait choisi aux côté de Samsung. Finalement, le choix d’un seul fondeur facilite le travail puisqu’Apple n’a pas besoin d’adapter sa puce aux différents process de fabrication de chaque fondeur. Samsung a aussi l’avantage d’avoir déjà débuté la production de masse des puces en 14nm depuis quelques semaines contrairement à TSMC qui a pris un peu de retard.

Il est toutefois possible que TSMC soit choisi pour la fabrication de l’Apple A9X, le SoC que l’on devrait retrouver dans une future version des iPad, comme les rumeurs du mois de mars le laissaient sous-entendre. Selon ces rumeurs, TSMC aurait aussi une part du gâteau pour l’Apple A9, une situation peu probable. En revanche, en passant par TSMC pour l’Apple A9X, l’entreprise californienne diversifierait ainsi ses sources d’approvisionnement et éviterait de donner trop d’argent à Samsung, un partenaire technique mais surtout un rival commercial.

Un analyste ajoute également que ce deal pourrait ouvrir la porte de la gravure Samsung à Qualcomm si GlobalFoundries parvient à convertir davantage d’usines pour la gravure en 14nm. Ce serait alors une mauvaise nouvelle pour TSMC, l’actuel fondeur des Snapdragon.