Samsung ne compte pas laisser passer la révolution des objets connectés sans en constituer lui même un acteur important. Ainsi, le géant coréen vient de dévoiler trois SoC à destination des objets connectés : les ARTIK 1, 5 et 10 ainsi qu’un écosystème avec des outils, API et SDK ouverts.

Samsung ARTIK

Samsung ne compte pas rester les bras croisés avec ses mauvais résultats dans le mobile au dernier semestre. Et puisque la branche semi-conducteurs rapporte de l’argent au coréen, autant en profiter. Samsung vient donc de dévoiler ARTIK, un écosystème ouvert dédié aux objets connectés. On y trouve des outils logiciels ainsi que des puces afin de répondre aux besoins des petits objets reliés à Internet.

Samsung a donc dévoilé trois SoC, les ARTIK 1, 5 et 10. Ils se différencient par leurs spécifications et leur taille. Le premier est minuscule (12 × 12 mm) mais intègre deux processeurs (sur une architecture MIPS M51 d’Imagination) avec 1 Mo de mémoire vive ainsi que 4 Mo de mémoire flash. Le Bluetooth et un accéléromètre sont aussi de la partie. Une puce qui se destine donc aux objets extrêmement miniatures et sa faible gourmandise en énergie lui permettraient de tenir plusieurs semaines en autonomie. Les ARTIK 5 et 10 sont plus classiques avec des cœurs ARM (2 × Cortex-A7 @ 1 GHz pour le premier et 4 × Cortex-A7 @ 1 GHz + 4 × Cortex-A15 @ 1,3 GHz pour le second), respectivement 512 et 2 Go de LPDDR3. L’Artik 5 intègre même les 4 Go de mémoire flash directement sur le package du SoC avec la méthode ePoP de Samsung dont nous parlions en février dernier. Les deux SoC intègrent des puces Bluetooh, Wi-Fi et ZigBee.

De par sa puissance, l’ARTIK 10 se destine plutôt aux smartphones ou aux gros objets connectés reliés sur secteur puisqu’on imagine que la consommation est assez élevée. L’ARTIK 5 pourrait quant à lui se trouver dans des montres connectées. Samsung insiste également sur le volet logiciel avec le support de l’environnement de développement Arduino, le SDK Samsung. Pour le système d’exploitation, il faudra compter sur Yocto 1.6 OS, une distribution Linux basée sur Fedora. Il est possible de s’inscrire au programme (avant le 31 mai) pour recevoir un kit de développement en version alpha.