Samsung et BMW viendraient de conclure un partenariat pour la création du cerveau de la voiture intelligente. Panasonic et Nuance seraient également de la partie. L’idée est de permettre à la voiture de reconnaître les paroles du conducteur pour exécuter ses ordres.

BMW i3

Samsung compte bien se lancer sur le marché de l’automobile. Au début du mois, on apprenait la volonté du géant coréen de créer des voitures autonomes sur le long terme avec la mise en place d’une équipe dédiée afin de faire de l’ombre à Google avec ses Google Car, Apple avec son projet Titan ou encore les constructeurs automobiles qui ont tous dans leurs cartons des projets de voitures autonomes. Cette fois-ci, Samsung s’est associé avec le constructeur allemand BMW, le japonais Panasonic et l’américain Nuance Communications. Cette dernière entreprise est en fait le père de Siri, l’assistant vocal des appareils Apple. L’idée est ici de proposer aux conducteurs des voitures de piloter le fonctionnement de l’automobile par la voix.

 

Une voiture autonome se conduisant à la voix

Les quatre fabricants voudraient donc s’associer dans l’espoir de voir BMW commercialiser une voiture capable d’être conduite non plus aux doigts, mais à la voix. Le système irait toutefois plus loin que la seule reconnaissance vocale, puisqu’il serait même possible pour la voiture de prendre des décisions toute seule. On imagine alors que le système permettra de mettre en place une conduite autonome – un peu à la manière du système Autopilot que nous avons pu tester sur la Tesla Model S – et de laisser au conducteur le choix de réaliser certaines actions, à l’image des dépassements ou les changements de direction.

 

Samsung sur le marché de l’automobile ?

On peut alors se demander si Samsung compte commercialiser dans un futur proche une voiture de ce type ou si le géant coréen fournira uniquement au constructeur allemand les composants nécessaires. Il est aussi possible que l’accord prévoie un partage des plateformes BMW afin que Samsung puisse rapidement proposer une voiture autonome. En échange, Samsung pourrait offrir ses semi-conducteurs permettant aux voitures d’être autonomes. C’est déjà le cas pour Audi qui utilisera des puces Samsung pour les futurs véhicules autonomes. De son côté, BMW utilise déjà les batteries Samsung pour ses véhicules électriques.

Les voitures autonomes ont ouvert une opportunité énorme : la possibilité pour les spécialistes des nouvelles technologies de se lancer sur un marché qui était réservé à quelques groupes automobiles mondiaux. Les cartes pourraient bien se redistribuer dans les prochaines années.