Le vice-président de Samsung, Lee Jae-Yong, vient d’être arrêté dans l’affaire de corruption et de trafic d’influence qui fait rage en Corée du Sud.

L’affaire de trafic d’influence qui implique l’actuel patron de Samsung et la présidente sud-coréenne vient de faire un bond en avant. En effet, dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 février, Lee Jae-Yong, le patron de Samsung, a été incarcéré.

Lee Jae-Yong arrêté

Le juge de Séoul a ordonné l’arrestation du leader de Samsung suite à une longue enquête qui l’impliquait dans un trafic d’influence et de corruption. Une importante affaire qui remue toute la sphère politique de la Corée du Sud depuis l’automne 2016 puisque la présidente elle-même est concernée.

Alors qu’il avait refusé d’être interpellé une première fois en janvier dernier, Lee Jae-Yong n’a cette fois eu d’autre choix que de se rendre. Et pour cause, le juge estime que le dirigeant pourrait détruire toutes les preuves qui l’accusent ou quitter le pays. Et pour Lee Jae-Yong, être incarcéré ne sera pas une partie de plaisir puisqu’il ne bénéficiera d’aucun privilège malgré son statut. Tout citoyen de Corée du Sud reçoit le même traitement une fois derrière les barreaux.

Rappel de l’affaire

Rappelons brièvement l’affaire. Lee Jae-Yong est accusé d’avoir donné une grosse enveloppe à la confidente de la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye, dans le but de s’attirer les faveurs pour des dossiers industriels et financiers de plusieurs filiales du constructeur. Et pour être un peu plus précis, la fusion très controversée entre Cheil Industries et Samsung C&T qui a été soutenue par le gouvernement. Pire encore, ce dernier aurait même fait pression pour faciliter cette fusion et permettre au fils héritier d’obtenir les pleins pouvoirs.

La valeur de ce pot-de-vin s’élève à 43 milliards de wons, soit environ 35 millions d’euros. Résultat, la confidente Choi Soon-sil a été arrêtée et Park Geun-hye destituée de son mandat. Un scandale qui pendait au nez du président de Samsung, aujourd’hui arrêté.

Samsung va bien

Cependant, l’entreprise ne devrait pas en être trop touchée puisque le plus grand conglomérat du pays affirme être en mesure de faire tourner la boutique malgré cette absence. En effet, le président a eu le temps d’organiser son éventuel départ avec les plus hauts cadres de la société. De plus, l’homme n’avait pas la main sur la gestion au quotidien de toutes ses filiales. Les dirigeants de ces dernières ne risquent à priori pas d’être arrêtés, pour le moment rien ne les implique.

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