Qualcomm travaille actuellement à la conception de sa prochaine puce haut de gamme. Il serait en négociation avec Samsung pour en assurer la fabrication.

Keith Kressin (Qualcomm) et Ben Suh (Samsung) présentent le Snapdragon 835

D’après le journal Aju Business Daill cité par The Investor, Samsung et Qualcomm travaillerait sur une nouvelle puce mobile pour son prochain smartphone haut de gamme.

La source n’est pas assez claire pour savoir s’il s’agit du prochain Samsung Galaxy S attendu en 2018, du Samsung Galaxy Note 8 prévue avant la fin de l’année, ou du Samsung Galaxy X, le premier smartphone pliable de la marque. De même, on ne sait pas si la prochaine puce mobile dont la source parle correspond à une révision du Snapdragon 835 ou s’il s’agit d’une nouvelle génération de processeur, probablement prévu pour 2018.

L’an dernier, on se souvient que Qualcomm avait lancé le Snapdragon 821 pour équiper les smartphones de la fin d’année, il s’agissait d’une révision du Snapdragon 820 se basant sur un procédé de fabrication plus fiable.

En 2016, Qualcomm a choisi les usines de Samsung pour assurer la fabrication de son Snapdragon 835, gravé en 10 nm. Le concepteur de puce hésiterait encore entre TSMC et Samsung pour confier la fabrication du prochain Snapdragon haut de gamme. Depuis 2017, TSMC propose en effet la fabrication en 10 nm, et devrait notamment s’occuper de produire la puce Apple A11 de l’iPhone 8 avec cette technologie.

Samsung a récemment annoncé être prêt à lancer la production de puces utilisant une seconde génération de fabrication en 10 nm, permettant d’obtenir 15 % de consommation en moins ou 10 % de performance en plus.

 

Un moyen de pression pour Samsung ?

De son côté, Samsung souhaite bientôt devenir indépendant de Qualcomm. Le fabricant aimerait dans un futur proche n’intégrer que des SoC Samsung Exynos dans ses smartphones, même aux États-Unis. Pour le moment c’est impossible, car les puces Exynos ne sont pas compatibles avec les réseaux CDMA.

La rumeur veut que Samsung travaille à rendre les puces Exynos compatible CDMA avant la sortie du prochain Galaxy S. Pour ne pas perdre l’un de ses meilleurs clients, Qualcomm pourrait convaincre le coréen de continuer à utiliser les Snapdragon, en échange du contrat de fabrication des puces.