L’affaire des bridages des vieux iPhone vaut à Apple d’être visé par des plaintes et des enquêtes dans divers pays pour « obsolescence programmée ». En Italie, Samsung est lui aussi soupçonné pour le même motif, même si l’entreprise sud-coréenne avait assuré ne pas se livrer aux mêmes pratiques que son concurrent.

En décembre, c’était la grosse affaire qui secouait le monde de la téléphonie mobile. Apple était visé par de nombreuses critiques quand on a découvert que l’entreprise américaine bridait volontairement les performances de ses vieux modèles.

Pourquoi ? La marque à la Pomme souhaitait allonger la durée de vie de ses smartphones même si leur batterie se faisait vieillissante. Ainsi, en baissant les performances, elle les ménage et ils peuvent tenir plus longtemps, au détriment de l’expérience utilisateur.

La justice saisie

Le fait qu’Apple n’en informe pas ses utilisateurs a été fortement décrié jusqu’au point que plusieurs groupes de personnes et associations portent plainte contre la firme. C’est notamment le cas de l’association HOP en France qui l’accuse « d’obsolescence programmée » — quand, rappelons-le, l’argument d’Apple est, au contraire, de prolonger la durée de vie de ses appareils. Le Parquet de Paris a aussi ouvert une enquête.

Samsung est à son tour inquiété

Les concurrents de la Pomme, trop heureux de pouvoir l’enfoncer un peu plus, se sont empressés d’assurer qu’ils ne se livraient pas à la même pratique. Samsung notamment en faisait partie. Sauf que le géant sud-coréen est désormais également visé par une enquête de l’autorité italienne chargée du respect de la concurrence (Autorit Garante della Concorrenza e del Mercato) — relayée par Reuters. Et là aussi, il est question « d’obsolescence programmée », soit exactement les mêmes soupçons qui planent sur Apple.

Attention ! Risque de grosse amende

L’enquête a été ouverte après que plusieurs plaintes ont été signalées. Le régulateur italien indique que ni Samsung ni Apple n’ont prévenu leurs clients que les mises à jour logicielles « pouvaient avoir un impact négatif sur les performances de leurs téléphones ». Les deux leaders mondiaux du marché sont ainsi soupçonnés d’avoir recours à ce genre de pratiques pour « inciter les consommateurs à acheter de nouvelles versions [de leurs smartphones] ».

Aucune des deux entreprises n’a pour l’instant réagi à cette nouvelle, mais si l’autorité italienne trouve des preuves corroborant les accusations, Apple et Samsung risqueraient chacun une amende de plusieurs millions d’euros.

Rappelons que pour faire amende honorable, Apple a lancé un programme pour que ses clients puissent échanger la batterie de leurs iPhone et Tim Cook a promis que la prochaine mise à jour d’iOS laissera la possibilité à l’utilisateur de désactiver le bridage des performances liées à la batterie.

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