Le bal des annonces pré-IFA a commencé deux jours avant l’ouverture officielle du salon berlinois. Deux des principaux acteurs du secteur de la mobilité ont choisi de se livrer bataille de front, organisant leur conférence presque simultanément : alors que Samsung dévoilait ses Galaxy Note III et Galaxy Gear, Sony présentait son Xperia Z1. Sur le papier, c’est un monstre : écran de 5 pouces FullHD, capteur 20,7 mégapixels et processeur Qualcomm Snapdragon 800. Retour sur ce photophone proposant une approche différente de certains de ses concurrents.

Sony Xperia X1

Si l’on devait citer les photophones du moment, la liste serait bien maigre : dans le monde d’Android, Samsung montre ses muscles avec son Galaxy S4 Zoom (notre test), tandis qu’il faut aller chercher du côté de Windows Phone 8 pour s’offrir les services PureView d’un Nokia Lumia 1020 misant sur un capteur photo de 41 mégapixels. Strictement chez Android, aucune expérience n’est réellement satisfaisante, car la difficulté est de taille : il s’agit de proposer à la fois un capteur, un objectif et un traitement photographique dignes d’un compact numérique tel que peut en fabriquer Nikon ou… Sony.

Le smartphone Cyber-shot

Le Nippon connaît son sujet puisqu’il démontre son expertise aussi bien dans le domaine des réflex (Alpha) que des compacts – les Cyber-shot aux indénombrables références. Ce sont ainsi les équipes techniques de Cyber-shot qui ont travaillé à équiper le Xperia Z1 d’un capteur photo Exmor RS de 1/2,3″ et de 20,7 mégapixels, la dernière génération de Sony en la matière, d’une optique G Lens et d’un processeur d’images BIONZ.

Capteur du Sony Xperia Z1

Capteur du Sony Xperia Z1

Il ne s’agit pas tout à fait de ce que l’on peut trouver dans un compact numérique, mais développé par les mêmes équipes à l’attention d’un smartphone, il vise à assurer des performances optimales en conditions de basse luminosité. De ce point de vue, il nous sera difficile de vous donner une opinion définitive dès à présent, le Z1 méritant des tests aboutis et des comparaisons précises avec d’autres modèles de la même trempe.

Dos du Sony Xperia Z1

Dos du Sony Xperia Z1

Ce Xperia Z1, parlons-en. Smartphone haut de gamme prenant la relève du Xperia Z lancé début 2013 (lequel basculera à un tarif situé autour de 500 euros à la commercialisation du Z1, contre 649 euros à sa sortie), en conserve le format, à peu de chose près : une épaisseur qui passe de 7,9 mm à 8,5 mm. C’est qu’il faut loger des composants un peu plus haut de gamme à l’intérieur, et cette fameuse partie photo qui, à force de promesses alléchantes risque d’en décevoir plus d’un. Comptez sur un processeur Snapdragon 800 cadencé à 2,2 GHz, sur 2 Go de RAM et avec une mémoire interne de 16 Go extensible via une carte microSD.

Sony Xperia Z1

Sony Xperia Z1

Vraiment mieux qu’un Xperia Z ?

Avec cette nouvelle mouture, Sony entend améliorer son Xperia Z. Même si l’appareil pèse 170 grammes (bien répartis au demeurant), il bénéficie d’un châssis en aluminium apparent sur les pourtours du smartphones, ce qui lui confère un aspect premium, quoi qu’assez masculin. Son aspect photo a certes été amélioré, tout comme le reste de son hardware et sa certification d’étanchéité (IP58 sans cache sur le port Jack 3,5 mm au lieu d’IP57, soit une capacité à plonger jusqu’à 1,50 mètre pendant 30 minutes) ; à ce titre, rappelons que l’appareil photo peut désormais être utilisé sous l’eau (opération facilitée par un à un bouton physique). Sony a clairement écouté les consommateurs et testeurs du premier modèle Xperia Z. Cela fait du bien d’être entendu de temps en temps.

Sony Xperia Z1 (gauche) et Xperia Z (droite)

Sony Xperia Z1 (gauche) et Xperia Z (droite)

Mais pas seulement, puisque sa partie logicielle inclut désormais une application photo affublée d’options logicielles en nombre, dont une app de réalité augmentée qui divertira les plus jeunes. Le système est ouvert au développeurs, et ne demandera qu’à être développé – n’importe quel développeur pourra proposer des applications « photos ». Le tout est compatible avec le réseau 4G de catégorie 4, sans oublier l’écran Full HD de 5 pouces Triluminos (qui doit afficher une palette de couleurs plus large) doté de la technologie X-Reality (traitement des photos). A première vue, on retrouve les qualités et défauts perçus lors de notre test du Xperia Z Ultra… Et l’on regrette que le traitement anti-rayures du terminal n’ait pas été revu, le Xperia Z ayant été très sensible aux rayures, et le Z1 conservant son design vitrifié à l’arrière.

Sony Xperia Z1 (haut) et Xperia Z  (bas)

Sony Xperia Z1 (haut) et Xperia Z (bas)

Sony Xperia Z1 (haut) et Xperia Z  (bas)

Sony Xperia Z1 (haut) et Xperia Z (bas)

Sony Xperia Z1 (haut) et Xperia Z  (bas)

Sony Xperia Z1 (haut) et Xperia Z (bas)

Faut-il craquer ?

Les efforts de Sony en matières de hardware mobile et photographique, mais aussi ses améliorations logicielles ont un prix : 699 euros dès le 16 septembre prochain, la plupart des opérateurs hexagonaux étant déjà partis pour commercialiser le terminal d’emblée. N’oublions pas qu’il sera affublé de nombreux accessoires, dont ces QX10 et QX100, des modules photographiques reliés au smartphone en WiFi et qui permettront, moyennant au minimum 199 euros, de transformer un smartphone, et a fortiori le Xperia Z1, en un véritable appareil photographique. Le virage premium de Sony s’accompagne de tarifs parmi les plus élevés du marché : autant dire que le quatrième vendeur de smartphones en France, et acteur espérant reconquérir les parts de marchés grignotées par la concurrence chinoise à l’international, ne peut s’octroyer le droit à l’erreur avec ce smartphone.

 

L’avis d’Ulrich :

Il faut l’avouer, c’est un téléphone impressionnant qui intègre tellement de technologies qu’il est bien difficile à critiquer – l’offre est suffisamment travaillée pour mettre en avant toutes ces caractéristiques – à travers son écran en passant par sa puissance sans oublier son capteur.

C’est une bête trapue, ce qui peut rebuter certaines personnes, mais le châssis métallique est une belle évolution qui pousse l’aspect premium encore plus loin. Sony a écouté attentivement les retours du Xperia Z et semble les avoir intégrés plutôt intelligemment.

Enfin, son prix est élevé traduit bien évidemment le positionnement de Sony : du premium à tout va. Une stratégie qui semble payer, même si à contre-courant de ce que nous proposent la plupart des constructeurs asiatiques.

 

PS : Enfin, notez que Sony va baisser le prix du Sony Xperia Z sous les 500 euros dès le mois d’octobre. La gamme « premium » de Sony semble désormais assez claire : Xperia Z, Xperia Z1 et Xperia Z Ultra, de 500 à 750 euros. Dernière chose, Sony va offrir 100 euros de contenus avec le Xperia Z : du film, de la musique et du jeu vidéo.