En marge de son très haut de gamme, le Xperia Z2, Sony présentait ce matin un smartphone que l’on attendait moins… voire pas du tout. Le Xperia M2, positionné en milieu de gamme, vient apporter la 4G à un tarif inférieur à 300 euros. Nous l’avons ausculté sur le stand du Nippon.

Sony Xperia M2

Revenons un peu en arrière, à la fin du premier semestre 2013. Sony commercialisait alors un smartphone modeste, portant le « M » comme marque de son positionnement « M »ilieu de gamme. Un an plus tard, le M2 prend la relève, mais lui apporte quelques nouveautés en termes de fonctionnalités, mais aussi des améliorations design. En son temps, le Xperia M proposait une définition de 480 x 854 pixels sur une dalle de 4 pouces, un capteur photo de 5 mégapixels et un processeur Qualcomm Snapdragon S4 Plus. Le M2 passe à la vitesse supérieure, à commencer par son design.

Le Xperia M arborait des tranches biseautées « so 2013 », ce qu’abandonne le Xperia M2. De fait, l‘appareil ressemble plus à un Xperia Z1/2 qu’à un M, puisqu’il en reprend le format rectangulaire, avec une face arrière à l’aspect vitré (ô désespoir, cela ne pardonne pas les traces de doigts…) et des tranches imitant la présence d’une structure métallique. À cette différence près qu’ici, les tranches sont habillées d’une matière caoutchouteuse qui tient bien en main et ne glisse pas.

Si l’on reste d’ailleurs sur les côtés de l’appareil, on appréciera la présence d’un large haut-parleur occupant tout le dessous du téléphone, ce qui promet une puissance suffisante aux amateurs de contenus multimédias. Le traditionnel bouton rond des Xperia est de la partie, tout comme une touche faisant office de déclencheur photo, du côté droit. Mais pour une raison obscure, Sony a choisi de l’amincir à l’extrême, de même que la barre de réglage du volume, particulièrement étroite. À l’usage, on peut douter du confort offert par ce choix plus esthétique que pratique.

Xperia M2

Le Xperia M2, dans sa globalité, propose une agréable cure de jouvence que ce soit en termes de design que d’écran. La HD n’est malheureusement toujours pas de la partie, mais Sony monte aujourd’hui jusqu’à de la qHD, soit 540 x 960 pixels sur une diagonale de 4,8 pouces. Vous me direz que la résolution obtenue n’est pas forcément meilleure, ce qui est exact puisque la définition croît en même temps que la surface d’affichage, mais on passe ici à un processeur Snapdragon 400 qui a fait ses preuves sur les 4,3 pouces HD d’un HTC One mini. Il est compatible 4G, ce qui en constitue l’un des atouts les plus notables, et cadencé à 1,2 GHz.

Xperia M2

Sony emprunte aux Z1 et Z2 leur design, mais n’allons pas trop loin. Pas question de KitKat chez ce smartphone, mais du Jelly Bean 4.3, donc sans la barre de notifications divisée en eux (notifications et réglages) et les quelques modifications cosmétiques qui l’accompagnent, sans oublier la fluidité apportée par l’Android à la sauce Nestlé. Toutefois, lors de notre prise en main, le smartphone nous a paru suffisamment véloce. Il s’offre en outre un bien meilleur appareil photo que le M – en théorie du moins – puisqu’il embarque un capteur Exmor RS de 8 mégapixels. Les clichés ont tendance à être légèrement bruités, mais rappelons que l’on place ce terminal dans la catégorie des appareils à 300 euros.

Xperia M2

Une photo en 8 mégapixels.

Xperia M2

Le même cliché mais agrandi.

Globalement, ce Xperia M2 laisse une bonne impression, mais fait aussi naître quelques interrogations. Positionné à 300 euros à sa sortie, il se heurtera à la vague des smartphones low-cost dotés de la 4G, chez Archos notamment, mais aussi chez Alcatel One Touch et, avec l’arrivée de MediaTek dans les parages, nombre de constructeurs asiatiques. L’aura de Sony, son savoir-faire design et ses applications maison peuvent-ils faire la différence, ou faut-il continuer de miser sur le Xperia SP (bel et bien doté d’un écran HD) en attendant la déferlante concurrente ? C’est l’interrogation qui subsiste en ce MWC fortement axé sur la 4G, mais aussi sur les smartphones à petit prix.