Au Mobile World Congress de Shanghai, Sony va faire la démonstration d’une reconnaissance faciale utilisant une caméra frontale 3D, un autre type d’identification biométrique.

Depuis son apparition sur l’iPhone 5S, le lecteur d’empreintes s’est répandu dans la quasi-totalité des smartphones du marché comme la solution la plus simple et la plus fiable de reconnaissance biométrique de l’utilisateur.

Les fabricants cherchent depuis quelque temps des moyens alternatifs d’identifier biométriquement l’utilisateur, d’une part pour renforcer la sécurité (en combinant plusieurs méthodes d’authentification), et d’autre part pour en faciliter l’utilisation. En effet, la lecture d’empreintes n’est pas idéale dans toutes les situations : elle fonctionne mal avec les mains mouillées, demande de retirer ses gants, et demande souvent de prendre en main son smartphone.

La solution alternative envisagée par les fabricants est donc une reconnaissance de l’utilisateur par la caméra frontale. Samsung privilégie la reconnaissance de l’iris, mais elle peut être facilement dupée.

Sony veut reconnaître votre visage en 3D

SoftKinect, une filiale de Sony, va faire la démonstration lors du Mobile World Congress d’une technologie de reconnaissance du visage en 3D par un smartphone Xperia.

Contrairement à la reconnaissance du visage implémentée par Google sur Android, ou plus récemment par Samsung, l’idée de Sony est d’utiliser plusieurs capteurs en façade pour réaliser une capture 3D du visage de l’utilisateur. Cela permet au système de ne pas se faire berner par une simple photo de l’utilisateur.

Alliée à une caméra infrarouge qui va mesurer la température de l’objet à identifier, cette méthode est l’une des meilleurs à ce jour pour reconnaître le visage d’un être humain. Il s’agit également de la solution choisie par Microsoft avec Windows Hello pour les appareils équipés d’une caméra 3D comparable à Intel RealSense.

La reconstruction 3D permise par Kinect sous Windows 10

Reste à savoir si Sony va réussir à intégrer tous les capteurs nécessaires dans la façade d’un smartphone, forcément plus compacte qu’un ordinateur portable sous Windows.