Après Sennheiser qui a rejoint la communauté Phonebloks au début du mois pour proposer des modules audio pour le projet Ara de Google, c’est maintenant au tour de Toshiba de faire savoir qu’elle fournira les puces nécessaires au fonctionnement de ce smartphone modulaire.

Toshiba microcontroller

Le Projet Ara de Google prend la forme d’un châssis « nu », vendu 50 dollars, sur lequel on vient rajouter et interchanger les éléments de son choix comme un écran, un processeur, une batterie, un clavier voire des haut-parleurs. Pour le moment, on ne sait pas quels seront les constructeurs partenaires qui fabriqueront les modules vendus séparément même si Sennheiser avait annoncé au début du mois son intention de proposer de tels produits. Aujourd’hui, c’est Toshiba qui sort de l’ombre et selon le site d’informations Nikkei, le fabricant de puces fournira les processeurs nécessaires au fonctionnement des modules et du téléphone pendant au mois un an après la sortie du téléphone.

 

Toshiba : spécialiste des processeurs ?

Toshiba est très connu dans le monde de la mémoire vive et flash avec une part de marché extrêmement importante (près de 30 %) mais légèrement inférieure au géant Samsung. Ce qu’on sait moins, c’est que Toshiba fabrique aussi des processeurs et des microcontrôleurs. Ces derniers sont des ordinateurs extrêmement miniatures qui s’intègrent dans les systèmes embarqués notamment. Toshiba développe ses propres processeurs qui prennent place dans ses microcontrôleurs et notamment des cœurs ARM mais aussi sur une architecture propre à la marque.

Projet-Ara-Telephone-Modulable-Motorola-En-pieces-Octobre-2013-840x560

Des processeurs pour la liaison des modules

Le fabricant japonais fabriquerait 3 puces différentes pour le Projet Ara qui seront utilisées soit dans la structure, soit pour les intégrer directement dans les modules. En effet, pour que les modules communiquent avec l’exosquelette, ils doivent posséder certains composants. En revanche, il serait étonnant que les puces de Toshiba soient utilisées en tant que processeur central du smartphone Ara dont on sait déjà qu’il sera remplaçable. Il semble plus probable que les processeurs de Toshiba servent plutôt à faire transiter les informations entre les modules et la structure.